‹ La civilisation chrâetienne (volume 2)Chapitre 16 sur 49 · INTRODUCTION XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIII

main, le Scythe ei le Barbare >; elle dit au riche do prélever la part du pauvre sur ses revenus; elle prescrit au serviteur, au fils, à l'épouse, au sujet, d'obéir avec respect et soumission ; elle enjoint au maître, au père, à l'ëpoux, au souverain de commander avec douceur et bonté; elle ordonne à tous de suivre les règles inflexibles de la justice, qui « élève les nations » et leur assure la paix et la prospérité. Sans anéantir les distinctions nécessaires au gouvernement du monde, sans troubler la hiérarchie des conditions et des pouvoirs, elle proclame hautement la noblesse de l'homme devant Dieu et son droit au respect de ses semblables.

Comment ne pas reconnaître la vertu civilisatrice d'une telle docrine ? Du respect religieux et de la charité chrétienne naissent et l'élévation des sentiments, et la politesse des mœurs, et la générosité de la vertu ; en un mot, tout ce qui fait le charme de la société, soit domestique, soit civile.

Le respect lui-même et la charité dérivent de la foi qui nous montre dans le prochain l'image vivante du Rédempteur, chef de l'humanité. Le pauvre, le malade, l'infirme est un membre souffrant de Jésus-Christ; c'est pourquoi l'Eglise met tout en œuvre pour l'honorer. Elle le traite en maître et en seigneur. L'évêque lui lave et lui baise les pieds au jour mémorable du Jeudi saint; le riche lui bâtit un palais, un Hôtel-Dieu ; la sœur de charité devient sa servante et lui prodigue les soins les plus délicats.

ClVILIS. CHUÉT. — * fc

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