INTRODUCTION XXV
raux et intellectuels, si nous entrons dans le domaine spécial de la science, des lettres et des arts, nous verrons le Christianisme offrir au regard de l'intelligence humaine Ses ol\jers dont l'élévation et la splendeur dominent de bien haut toutes les conceptions païennes.
Il y a une science chrétienne, des lettres chrétiennes, un art chrétien. Deux êtres bénis, PIIomme-Dieu et la Vierge- Mère, résument, en les dépassant, toutes les beautés créées, et présentent à la méditation du savant, comme à l'inspiration du lettré ou de l'artiste, des types d'une grandeur et d'une perfection inimitables. La raison ne peut rien concevoir, l'imagination ne peut rien rêver qui approche de l'idéal réalisé en Jésus et en Marie.
Jésus-Christ, étudié au flambeau de la révélation, nous apparaît comme l'expression la plus sublime de la perfection physique, intellectuelle et morale que l'homme puisse atteindre. Il est en même temps « vrai Dieu de vrai Dieu » « et le plus beau des enfants des hommes. » L'union hypostatique laisse les deux natures intactes ; cependant le Verbe, image substantielle du Père, pénètre tellement la nature humaine, qu'il s'y montre à travers le voile de la chair, semblable au rayon de soleil dans un cristal transparent. Il attend plusieurs siècles avant de se révéler au monde, pareil à l'astre, qui est précédé d'une longue aurore ; mais les patriarches et les prophètes préparent son avènement et dessinent avec une étonnante précision tous