‹ La civilisation chrâetienne (volume 2)Chapitre 21 sur 49 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

pureté, de la céleste grâce des vierges, et en même temps le plus parfait modèle de la douce majesté de Pamour, de la tendresse, du dévouement des mères. Admirablement belle dans la chambre virginale où elle prie en attendant l'heure des grands mystères, elle est plus belle encore près du berceau de l'Enfant-Dieu, plus belle au pied de la croix où, debout et le visage baigné de larmes, elle se résigne héroïquement aux maux affreux qu'elle endure pour prendre part à la rédemption du monde et enfanter avec son fils la race des élus ; plus belle enfin dans les pompes de son couronnement céleste dont le pur Angelico de Fiesole nous a laissé un extatique souvenir (1). »

Les œuvres de l'esprit humain qui procèdent de l'influence chrétienne empruntent à ces deux modèles leur caractère distinctif. Elles unissent la grandeur et la simplicité, la force et la délicatesse, de même que la Sagesse éternelle unit le Verbe très grand et très puissant à la Vierge très simple et très douce. Cette harmonie apparaît spécialement dans les sciences étudiées à la lumière du Christianisme.

L'encyclopédie des connaissances humaines est enfermée en d'étroites limites et n'a pas de point central, en dehors du Christianisme. Le positiviste, confiné dans le monde matériel, bannit du domaine de la science la notion des causes premières et finales ; le rationaliste, dédaignant le

(1) R. P. Monsabré, Conférences de Notre-Dame ; année 1890, 3e Conférence,

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