‹ La civilisation chrâetienne (volume 2)Chapitre 22 sur 49 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

secours de la foi ei de la révélation, s'arrête à une étude superficielle et incomplète de la nature divine et de la providence, de notre origine et de nos destinées. Jésus-Christ, à la fois fils de Dieu et fils de la Vierge,

exprimant dans ses deux natures le fini et l'infini, offre au savant chrétien l'objet le plus élevé, le plus vaste et le plus pariait que l' intelligence puisse embrasser; il nous introduit dans « les profondeurs incompréhensibles de PEtredivin(l)», et nous laisse entrevoir les grandeurs ineffables de l'homme formé à son image et à sa ressemblance ; il est le principe et la fin de toutes choses, l'univers proclame sa puissance, et vers lui convergent les événements dont la trame mystérieuse compose l'histoire des sociétés anciennes et modernes; de lui dérive, comme l'effet de sa cause, la double lumière de la foi et de la raison, et par là toutes les sciences divines et humaines s'unissent sans se confondre, et s'harmonisent sans renoncer à la méthode, aux procédés, aux conclusions qui les distinguent. Il est vrai de dire, en ce sens, que nous voyons tout dans le Verbe incarné.

Cet accord de l'élément divin et de l'élément humain, de la grandeur qui effraie et de la simplicité qui attire, du sublime qui étonne et de la délicatesse qui charme, de la majesté qui triomphe et de l'humilité qui s'anéantit, caractérise également les lettres et les arts au sein du catholicisme. Partout cette harmonie se manifeste : dans l'élo-

(1) Bossuet. Discours sur V Histoire universelle, p. II, ch. xix.

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