INTRODUCTION XI
La civilisation chrétienne n'est point à l'abri do toute vicissitude; mais elle partage les immortelles destinées de la religion divine, dont elle est, en quelque sorte, l'épanouissement.
Léon XIII voit en elle « le perfectionnement de l'homme individuel, domestique et social (1) » que l'Eglise a la mission de procurer à tous ses membres, môme aux plus petits et aux plus ignorants.
Cette perfection apportée à notre nature suit les lois de l'organisme humain, elle se développe progressivement; mais dans l'Evangile qui en est le code et dans le Sauveur qui en est le type le plus achevé, elle est pleinement et magnifiquement réalisée.
Tout ce qui est vrai, beau et bon, soit dans les sciences profanes, soit dans les trésors de la nature, favorise son progrès et lui fournit un précieux concours. L'Eglise ne détruit rien, excepté le faux, le laid et le mal; elle recueille tous les chefs-d'œuvre des Homère et des Virgile, des Platon et des Aristote, des Démosthènes et des Cicéron, elle les épure et les utilise en vue d'une fin digne d'elle ; au lieu de renverser les temples d'idoles, elle leur communique une âme nouvelle, et, après les avoir sanctifiés, elle y fait retentir les louanges de Dieu.
Toutefois ces éléments, bien que très riches^ sont accès-
(1) Lettre du cardinal Pecci au clergé de Pérouse,