Schannatl, Concilia Germa7iiœ,l; Biterim, Concilien
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toute part les traditions des Grermains, et onyrant à leurs yeux cinquante siècles d'histoire. Enfin, la création tout entière se dépouillait des prestiges effrayants que la superstition lui avait prêtés. Ce monde qui avait commencé, qui devait périr, ne paraissait plus qu^une chose finie, et par conséquent pénétrable à la curiosité de l'esprit. Dans les douze articles du symbole chrétien, il y avait assez de lumière pour éclairer les obscurités de Thumanité et de la nature, pour illuminer d'un seul trait l'ignorance de l'homme, en lui faisant voir combien il avait ignoré. C'est pourquoi la prédication des premiers temps se renfermait dans les termes de cette profession de foi, que toutes les mémoires pouvaient retenir. Voici comment s'exprime une homélie du huitième siècle : j'aime à recueillir le peu qui reste de ces orateurs sans gloire, dont la parole créait des peuples : € Écoutez, mes enfants, la règle de foi « que vous devez garder dans, votre cœur, vous qui € avez reçu le titre de chrétiens ; car c'est le sym- € bole de votre christianisme, inspiré de Dieu, € institué par les apôtres. Les paroles en sont € peu nombreuses, mais de grands mystères y » sont contenus. Le Saint-Esprit les a dictées aux < saints apôtres, maîtres de l'Eglise, avec cette « brièveté, afin que ce qui doit être connu de tous € et professé toujours pût être compris et retenu « de mémoire... Comment se dirait-il chrétien, € celui qui ne veut ni apprendre ni retenir le peu 4c d'articles de cette foi qui doit le sauver, et de la € prière que le Seigneur institua.? Il faut donc sa-