‹ La civilisation chrétienne chez les FrancsChapitre 22 sur 29 · Fortunat, Carmin. j VI, 8, ad Lupum ducem · texte numérisé non relu

Fortunat, Carmin. j VI, 8, ad Lupum ducem

Romanusque lyra, plaudat tibi barbarus harpa.

Gogonis Epistola Chamingo duciy ap. Duchesne, I, 859. Idem Traserico : « Barbarum dictatorem, qui potius apiid Dorodorum didicit gentium linguas discerpere, quam cum bonœ memoriaB Parthenio obtinuisse rhetorica dictione, » Ce Parthénius est probablement le même qui encouragea le sous-diacre Aratop à mettre en vers les Actes des Apôtres. Nouvel indice du commerce littéraire que la Gaule entretenait avec l'Italie.

Vita S. Ebrulfi. (auctore perantiquo), apud Mabillon, A. SS. 0, B.. sec. I, 334 : « Qui, mira velocitate divina el humana diligenter percurrens studia, etiam adhuc puer ipsos magistros dicitur prsecessisse doctrina... Oratoris quippe facundia praeditus, ad agendas causas inter aulicos residebat doctissimus. »

Vila S. AltaléBf auctore Jona Bobbiensi, Mabillon, sec. II, 125 : « Hic ex Burgundionum génère, nobilis natione fuit...Itaque, quum patris studio nobili liberalibus litteris imbutus fuisset, Arigio cuidam pontiflci a genitore commendatus est. »

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Wilithruda, épouse de Dagulf, est louée, dans son épitaphe, d'avoir été Romaine par la science, quand la naissance la faisait barbare. Le besoin de savoir allait tourmenter jusqu'aux derniers rangs de ces peuples grossiers, qui étaient venus chercher dans les Gaules autre chose que des livres et des maîtres. Un jeune pâtre nommé Walaric, en menant les moutons de son père sur les montagnes d'Auvergne, entendit parler des leçons qu'on donnait aux fils des nobles. La passion d'étudier s'empara de lui, et, s'étant fait une tablette, il alla prier humblement un maître du voisinage de lui tracer un alphabet. Il obtint ce qu'il demandait, et se mit à l'étude avec tant d'ardeur, qu'en peu de temps il sut le psautier d'un bout à l'autre. Tous ces exemples sont du sixième siècle. Ainsi, cent ans après que Clovis avait fait son entrée dans l'Eglise, les derniers de son peuple faisaient leur entrée dans l'école. Il ne faut pas s'étonner si les souvenirs de l'antiquité latine, descendus jusqu'au fond même de la nation, s'y confondent avec les fables germaniques ; si le nœud se forme entre les deux traditions, et si Frédégaire raconte déjà comment les Francs, échappés à la ruine de Troie, vinrent, sous la conduite de Francion, bâtir une Troie nouvelle au bord du Rhin, et comment les Mérovingiens, issus du même sang qu'Enée, sont les héritiers naturels des Césars *.

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