The early Jesuit Missions in North America. pref. p
s 20 LA CIVILISATION
Le professeur Walters a écrit :
« Lorsque nous considérons les dangers que devaient affronter les missionnaires, et les fatigues qu'ils avaient à endurer, lorsque nous voyons tant de Jésuites sceller de leur sang la vérité des doctrines qu'ils prêchaient et la sincérité de leur dévouement pour les indomptables enfants des forêts américaines, nous ne sommes plus surpris de l'éloge mérité par leur courage, leur zèle et leur charité surhumaine (1). »
Colden, historien protestant anglais, du siècle dernier, dit, en parlant des missions iroquoises :
{Nousne pouvons pas nousempêcher d'admirer àcette époque(fin du XVII: siècle), le courage, le zèle et l’intrépidité de ces Jésuites qui s’aventuraient à vivre avec ces sauvages, alors en guerre avec leur nation. Ils poursuivaient leur projet et se pliaient à tous les usages et les habitudes de ces peuples grossiers. Un d’eux, nommé le père Millet, resta chez les Iroquois Oueroutz jusqu’en 1694. Il avait reçu le rang de capitaine, et il avait tant d'influence sur eux que les nations ne pouvaient pas les forcer à se séparer de lui. Pendant qu’il était avec eux, ces sauvages entreprirent plusieurs guerres contre les sauvages du Sud, mais ils furent toujours détournés par lui de marcher contre la colonie française. »
Les documents qui suivent sont extraits des archives de la bibliothèque du gouvernement de la province du Canada. Nous croyons devoir les citer parce qu’ils pfouvent la parole de Châteaubriand que nous avons rappelée ailleurs : (Si la France conserva si longtemps le Canada....elle le doit aux Jésuites (2).»
1, Rapp. Hist of Rel. Denommations of V. S. p. 120.