‹ La civilisation helléniqueChapitre 10 sur 47 · atoisET. II · texte numérisé non relu

atoisET. II

de vérités finement aperçues. Enfin, sa Rhétorique et sa Poétique sont, elles aussi, des études solides de certaines facultés de l'esprit et de leurs productions ; et l'observation n'y a pas une moindre part. Observation des mœurs et des passions d'un côté, revue des ressources de l'art, de l'autre côté ; préceptes déduits de l'histoire des genres et fondés sur la psychologie des lecteurs ou des spectateurs ; en somme, une doctrine nullement abstraite, mais inspirée au contraire d'une connaissance approfondie des réalités.

l'académie et le lycée. — Mais ni Aristote ni Platon, si grands qu'ils soient, ne doivent être considérés isolément, SI l'on veut apprécier la part qui leur revient dans la civilisation hellénique. Ils furent l'un et l'autre des fondateurs d'écoles, des promoteurs d'activités intellectuelles qu'ils ont dirigées d'abord et qui se sont perpétuées après eux. L'Académie, instituée par Platon, fut représentée après lui, au IV*^ siècle, par Speusippe, Xénocrate, Polémon ; école de métaphysiciens, de mathématiciens et de moralistes, nous la verrons se continuer et se transformer dans les siècles suivants, jusqu'au temps où une partie de ses doctrines sera absorbée dans le Christianisme. Le Lycée, inauguré par Aristote, dirigé ensuite par Théophraste, devait, lui aussi, produire jusqu'au temps de l'Empire une lorigue série de philosophes, connus sous le nom de péripatéticiens et généralement animés de l'esprit de curiosité positive qui avait été celui du maître dont ils revendiquaient l'héritage. Nous les verrons plus loin se mêler au mouvement intellectuel d'une autre époque.

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