‹ La civilisation helléniqueChapitre 26 sur 47 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

VUE GÉNÉRALE. — L'amoindrissement d'activité créatrice qui vient d'être signalé dans la littérature ne pouvait manquer de se faire sentir aussi dans la science et la philosophie. Non pas qu'il y ait eu alors moins de savants ou de philosophes. Mais les uns et les autres s'appliquèrent plus à coordonner ou à commenter les Idées de leurs prédécesseurs qu'à inaugurer des recherches nouvelles. La pensée grecque se repliait, pour ainsi dire, sur elle-même, au lieu de continuer à se déployer librement. Toutefois il s'en faut de beaucoup que le travail ainsi accompli ait été sans Intérêt ou sans résultat. Car il était impossible, malgré tout, que ce remaniement des Idées, des connaissances et des systèmes antérieurs ne les renouvelât pas en une certaine mesure. Il arriva qu'avec des matériaux en grande partie anciens on construisit des édifices d'un aspect sensiblement différent. Et si, dans les sciences proprement dites, ce renouvellement ne fut pas en somme très considérable, il aboutit dans la philosophie, comme nous le verrons, à la formation d'une doctrine dont l'influence devait être profonde et prolongée.

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