‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 107 sur 120 · Saint Luc, x1v · texte numérisé non relu

Saint Luc, x1v

jours fériés. « La nature, disait Platon, con-

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damne l’homme au travail; mais les dieux ont

ménagé à l'homme des intervalles de repos par la succession régulière des fêtes instituées « en leur honneur!.» Les Romains, plus encore . peut-être que les Grecs, multiplièrent les jours de fêtes, agrémentés de cérémonies religieuses et d’amusements. Il y avait plus de cinquante fêtes nt annuelles. Ces fêtes duraient ordinairement plu- 50 sieurs jours et remplissaient plus d'un tiers de * l’année. Il y en avait de trois sortes : les fêtes

. fixes, célébrées régulièrement à des jours marqués dans le calendrier; les fêtes mobiles, célébrées . tous les ans, mais à des époques irrégulières que

. déterminaient, pour chaque année, les magistrats

het les prêtres; et, enfin, les fêtes commandées, qui

se célébraient en certaines occasions sur l’ordre

des consuls ou des dictateurs?. Or il n'y avait qu'une fête, à laquelle les esclaves prenaient part, ù et pendant laquelle ils pouvaient oublier leurs misères : c'était les Saturnales. Ce jour-là, le 16 des kalendes de janvier, en plein hiver, pleine licence était laissée à la dissolution publique, et les esclaves, prenant momentanément la place de leurs maîtres, s’en donnaient jusqu'à l'orgie,pour

1. Duruy, Histoire de la Grèce, t. 1, chap. xv. 2, Dezobry, Rome au siècle d'Auguste, t. T, lettre XI.

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