‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 111 sur 120 · Saint Matth., vin · texte numérisé non relu

Saint Matth., vin

supériorité de sa mission, afin de rendre inexcusables leur opposition et leur aveuglement. Le troisième Évangile raconte ce trait que nous venons de citer, et en ajoute un autre à peu près identique. Un jour que Jésus, traversant la Galilée etla Samarie, se rendait à Jérusalem, près d'un village, dix lépreux lui crièrent de loin: «Jésus, notre Maitre, ayez pitié de nous.» Lorsque Jésus les aperçut, il leur dit encore cette fois : «Allez vous montrer aux prêtres. » Et les lépreux, obéissant à l’ordre de Jésus, furent guéris en chemin!.

Après ces deux traits, l'Évangile ne nous offre plus guère que le spectacle d’une lutte sans merci entre les prêtres juifs et le Christ. Dans la parabole du bon Samaritain, un lévite et un prêtre jouent un vilain rôle. « Un homme, qui descendait de Jérusalem à Jéricho, dit Jésus, tomba entre les mains de voleurs qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies, et le laissèrent demi-mort. Un prêtre, descendant par le même chemin, aperçut le malheureux et passa outre. Un lévite, étant venu au même endroit, sen étant approché et l'ayant considéré, passaoutre pareillement; mais un bon Samaritain, » etc., etc.?, L'hostilité est ouverte, cet elle ne fait que grandir jusqu'à la mort de Jésus. Quand les princes des prêtres connurent ces paraboles, et en quels

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