Saint Matth., chap. xxvi et xxvii
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rer de sa ns et qui réussirent enfin à
a à ee mettre la main sur lui, ne voyaient pas qu'ils prés paraient la victime du dernier et du suprême …
sacrifice. Quand ils vinrent auprès du gouverneur , . à à L romain pour obtenir la condamnation à mort de
leur propre condamnation. Quand ils accom- pagnèrent, le long de la route sanglante du ne Calvaire, celui qui allait ètre immolé, ils ne. voyaient point qu'ils accompagnaient et qu'ils conduisaient leurs propres funérailles : les funé- railles de leur culte désormais vide et inutile; et quand Jésus expira, ils ne se rendirent pas compte k | qu'ils assistaient à l'inauguration du cultenouveau. Et pourtant, à dater de cette heure, ce fut fini. Le 1 voile du temple se déchira de bas en haut;iln y 4 eut plus de tabernacle, il n’y eut plus de sacer- ‘à doce mosaïque. La verge d’Aaron était à jamais À desséchée, et le grand-prêtre avait vécu. Re Jésus est venu sur la terre pour abolir tous les $e sacerdoces anciens. Il a aboli Le sacerdoce Juif, bien k qu'il fat d'institution divine; il a aboli les sacer- ‘4
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doces païens, qui étaient des institutions purement Fe humaines. Cela nous explique son sttitude et ses. à paroles. " Qu'était-ce que les sacerdoces païens? +4 Chez les Grecs, les fonctions sacerdotales consis- À taient surtout dans la garde et l'entretien du
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temple, dans lPadministration des biens religieux et dans l’accomplissement des sacrifices. Une instruction théologique supérieure n'était point exigée des ministres sacrés, et une éducation particulière était regardée comme superflue.
Quand Plutarque énumère les personnes à qui l’on doit s'adresser pour s’instruire en matière de religion, il nomme, en premier lieu, les philosophes, en second lieu les poètes, en troisième lieu les législateurs, et il passe sous silence Îles prêtres!. De même Platon, énumérant les qualités requises chez le candidat au sacerdoce, met en première ligne la beauté physique, puis la légitimité de la naissance, puis l'honnêteté de la vie et il ne s'inquiète pas de la science?. Souvent les fonctions sacerdotales étaient le privilège de certaines familles qui les transmettaient à leur descendance par droit de primogéniture ou par la voie du sort. La dignité de la vieet la pureté des mœurs étaient généralement exigées, et, pour obtenir ce résultat, les Grecs recouraient soit à la castration, soit à la retraite la plus absolue, soit à l'innocence de l’âge. Pausanias raconte qu'à Egion, en Achaïe, on confiait le sacerdoce au plus beau garcon du pays, avant l’âge de puberté et, dès que l’âge du
1. Plutarque, Œuvres morales. Opinions des philosophes, v.T, Chap vi.