‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 115 sur 120 · Ad. Hebr., tout le chap. 1x · texte numérisé non relu

Ad. Hebr., tout le chap. 1x

le sang des taureaux et des boues ne sauraient effacer les péchés: il fallait un prêtre offrant un sacrifice spirituel en mème temps que corporel, et une victime spirituelle en même temps que corporelle !.

C'est pourquoi Jésus-Christ, entrant dans Île monde à dit à Dieu, son Père : « Vous n'avez point voulu d'hostie ni d'oblation, telles qu'on vous

les offre dans la Loi; mais vous m'avez formé un

corps qui, étant uni à la Divinité, sera une victime

. digne de votre majesté suprème. Vous n'avezpoint

agréé les holocaustes et les sacrifices offerts pour l’expiation des péchés. Alors, j'ai dit : Me voici! Je viens, selon qu'il est écrit de moi dans les livres de la Loi et des prophètes pour faire, à mon Dieu, votre volonté, et pour être immolé à votre Justice. à la place de ces victimes, qui ne sauraient vous être agréables. Me voici! je ferai votre volonté, à mon Dieu!»

Jésus est le seul véritable prêtre. Le sacerdoce des païens était un sacerdoce mensonger : le sacerdoce des Hébreux était un sacerdoce imparfait et impuissant, essentiellement transitoire et figuratif, le sacerdoce du Christ est le sacerdoce idéal. Le caractère fondamental du prêtre est d'être un

1Ad. Hébr., tout le chap: x.

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médiateur entre Dieu etles hommes. Or personne, en dehors du Christ, ne peut revendiquer ce titre. : Le Christ seul a véritablement donné Dieu aux hommes, et seul il a véritablement donné les , hommes à Dieu.

On peut dire qu'avant Jésus le vrai Dieu était . inconnu, non pas qu'il se fût caché et qu'il eût ! dérobé sa gloire aux yeux curieux de l'intelligence « humaine. Ce qui peut se découvrir de Dieu, a dit M énergiquement saint Paul, en parlant des païens, Dieu même le leur avait fait connaître. L’exis- \ tence de la Divinité, ses attributs, ses propriétés, À invisibles aux yeux du corps, avaient été manifestés, 4 aux yeux de l’esprit humain, par leurs reflets dans les choses créées, par leur reproduction merveil- « leuse dans le monde matériel et dans l’âme de l’homme. L'euvre révèle l’ouvrier ; et la puissance 4 toujours active de Dieu, et sa sagesse ineffable M éclatent dans ses ouvrages, au point de rendre inexcusables ceux qui ne voient pas et ne com- 1 prennent pas. Qu'ont fait les prètres et les sages . du monde païen ? Ayant connu Dieu, ils ne l'ont : pas révéré comme tel et ne lui ont point rendu 4 gràce, mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements ; et leur cœur insensé a été rempli. de ténèbres. Ils sont devenus fous en s'attribuant .

1. « Quod notum est Dei, Deus illis-manifestavit. » (Saint Paul, « Ep. aux Romains, chap. 1.)

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la sagesse, ils ont transféré le culte dû au Dieu incorruptible à des hommes corruptibles, à des oiseaux, à des quadrupèdes, à des reptiles. [ls ont mis le mensonge à la place de la vérité, ils ont adoré la créature plutôt que le Créateur. C’est le tableau que fait saint Paul du monde païen.

Jésus, le grand-prètre de l'humanité, est venu. el il nous à révélé le Dieu que les prètres païens tenaient caché, il nous à appris à voir dans chaque créature une image du Créateur ; il nous a appris à trouver Dieu dans la fleur des champs, dans le rayon du soleil, dans l’instinet des oiseaux, dans tous les phénomènes de la nature, et encore plus dans tous les phénomènes de l'âme, dans les contemplations et les rayonnements de notre esprit, dans les aspirations et les besoins de notre

volonté, dans les impulsions et les mouvements

de notre cœur. Puis, poussant plus loin sa révélation, il nous a révélé l’attribut essentiel de sa Divinité et nous à dit que Dieu était l'Infiniment Bon. Puis, poussant plus loin encore son affirmation, il nous a révélé la vie intime de Dieu, et nous a dit que cette vie se personnifiait dans une trinité incomparable, et que le Fils de Dieu s'était incarné et qu'il nous avait rachetés. Vous le voyez, Jésus a donné Dieu à notre esprit.

Ce n’est pas tout. Le sacerdoce antique s'était

égaré et avait égaré les hommes par de fausses

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