PIERRE PT TA
RÉ DEN ET el
cherchons la cause première, poursuivant ainsi un second monde invisible, derrière le premier monde invisible.
Ces désirs de connaître les choses immatérielles, ces mouvements qui entraînent notre raison plus loin que les choses sensibles, sont des désirs etdes mouvements naturels, vrais, profonds, indestrucbles ; et ceux qui nient ces aspirations ou qui veulent les étouffer, sont d’affreux mutilateurs de la raison humaine. Eh quoi! vous proclamez héroïques ces hommes qui veulent à tout prix traverser les plaines affreuses de l'Océan Glacial pour arriver au pôle Nord; vous proclamez héroïques ces braves qui franchissent les déserts brûülants de l'Afrique pour découvrir une humanité perdue, et vous reniez ceux qui, abandonnant !a terre connue des réalités matérielles, s’en vont à la conquête des réalités immatérielles. Mais ces ambitions humaines sont légitimes, et elles sont glorieuses!
Jésus ne les à pas découragées. Cette passion du monde invisible qui est en nous, Jésus ne l’a pas éteinte; ce mouvement qui nous entraîne vers l'infini, Jésus ne l’a pas enrayé; il n’a pas étouffé nos besoins les plus impérieux et les plus sublimes, au contraire 1l les a excités. « Cherchez avant tout, « nous dit-il, le royaume de Dieu et sa justice. « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous « trouverez, frappez eton vous ouvrira. » Il n’est pas
fe le rencontrer f, 14 " : pu. M. Taine a dit : «Il faut. ner ce grand vide inconnu que
e positivisme laisse imprudemment ouvert au-delà de notre à etit monde, et où les gens à tête chauve ou à ps troie
mode à dire, mais comment et avec quoi? Fermer lee yeux ou k supprimer le problème, ce n’est pas le résoudre. Ne vaut-il pas mieux combler le grand vide inconnu avec l'infiniment Bon,
comme l’a fait le Christ?
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