‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 19 sur 120 · Tanquam nihilum ante Le · texte numérisé non relu

Tanquam nihilum ante Le

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l'unité la multiplicité de nos sensations et de nos idées, en un mot, l’âme immatérielle nous révèle Pimmatérialité de Dieu. L'activité incessante de notre âme qui, sans relâche, a besoin de voir, d’entendre, de toucher, de sentir; qui rêve, craint, espère, désire, pense, Juge, combine, se prononce contre telle ou telle affirmation, veut telle ou telle chose, cette activité merveilleuse nous révèle l’activité infinie de Dieu.

Mais prenons garde. Malgré certaines analogies, il y a un gouffre entre la nature de l'âme et la pature de Dieu. L'âme humaine est unie nécessairement à la chair, elle vit et agit de concert avec le corps; Dieu, au contraire est un Esprit pur. L'âme humaine a une activité intermittente, locahsée et limitée; Dieu, au contraire, est un acte pur. Dieu est transcendant vis-à-vis de l’homme, et nous sommes finalement obligés d’avouer que notre substance, c’est-à-dire ce qu'il y a de plus permanent en nous, c’est du néant comparé à Dieu.

- Avant l'avènement de l'Évangile, larace humaine h a pas su trouver ou n'a pas pu suivre ce chemin qui conduit de la nature des choses à la nature de Dieu. Elle s’est égarée en route; elle a trop assi- -milé l'être divin à l'être créé; elle a confondu la

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