‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 23 sur 120 · Epître de saint Jean, xLzvin · texte numérisé non relu

Epître de saint Jean, xLzvin

« bapliserez, vous les baptiserez au nom du Père.

« et du Fils et du Saint-Esprit!. »

Le mystère de la vie divine nous était dévoilé, :

et 11 nous était dévoilé, répondant exactement à. la conscience que nous avons de nous-mêmes.

Rentrons en nous-mêmes, qu'y trouvons-nous ?

Rien de plusqueces troischoses :noussommes, nous |

connaissons, nous aimons. Toute notre âme est là.

Nous pensons, nous réfléchissons, nous jugeons,

nous raisonnons, C'est notre entendement qui agit.

Nous désirons, nous préférons, nous choisissons, cest notre cœur qui agit. Pensée et amour, |

l’homme est là tout entier, et ce n’est pas peu

dire, car la pensée et l'amour, même dans l’àme

humaine, sont deux abimes. Nul œil humain n’a

pu encore les sonder dans toute leur profondeur.

On cherche et on dispute depuis des sièeles pour

savoir d'où jaillit le fleuve de nos idées et à quel océan il aboutit; l’a-t-on trouvé? On cherche et on dispute depuis des siècles pour savoir d'où

elle s'entretient? l’a-t-on trouvé? Ce dont nous ne

jaillit la flamme de nos amours, et à quel foyer.

pouvons douter, c’est que nous connaissons et.

nous aimons, et ces deux opérations sont parfaitement distinctes. On connait ce qu'on n'aime pas. Par la connaissance, l'homme fait monter à lui

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