‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 24 sur 120 · Saint Matth · texte numérisé non relu

Saint Matth

Lo:

: PA L j

l'objet de sa contemplation et se l’assimile, tandis

que, par l'amour, l'homme sort pour ainsi dire de

-Jui-même et se donne à l’objet aimé. Ces deux opérations sont distinctes et pourtant elles sont

inséparables, et partent du même fond. Il n'y a

point de connaissance sans quelque volonté, il n'y

a point d'amour sans quelque connaissance. Que dis-je? C'est la même âme qui connaît et qui aime.

Quand elle est affectée de telle façon spéciale, elle

connaît; quand elle est affectée de telle autre facon,

elle aime. Mon être substantiel ne change pas, et

1} subit successivement ou simultanément le choc de telle pensée ou de telle affection. Je suis à la fois un et multiple, trine et un : image imparfaite

et affaiblie de ce qu'est Dieu lui-même.

D'après l'Evangile, Dieu est, Dieu connait, Dieu

aime. Mais tout cela est parfait et infini en Dieu.

Le Dieu de Jésus est une intelligence, le Dieu de

Jésus est un cœur. Si l'intelligence et le cœur humains ne peuvent être pénétrés dans leur profondeur, à plus forte raison l'intelligence et le cœur

de Dieu. Nous pouvons cependant répéter en le balbutiant ce que Jésus nous en a dit.

Dieu ne saurait être sans se connaître, autrement

ï serait plus imparfait que nous. La pensée, c’est Vêtre à son plus haut degré. On se meut, on végète, on sent; et plus haut, au sommet de la hiérarchie des êtres, on pense. Supprimons toutes

à ( " Gex ON CU AEONE te LE Ca L2 na LA LUN 2 L AT 14 |

Page 1