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CHAPITRE VI LA LOI DE LA PRIÈRE

Un autre devoir religieux universellement pra tiqué par l'humanité el confirmé par les préceptes et les exemples de Jésus, c'est la prière. Nous. envisageons ici la prière dans son sens strict, c'est-à-dire comme demande faite à Dieu d’une chose dont on a besoin. La prière ainsi conçue. est un devoir à l'égard de nous-même, puisque c'est pour subvenir à nos propres besoins que. nous invoquons le secours de Dieu; la prière est un devoir à l'égard de Dieu, puisque cest un hommage que nous rendons à sa bonté toutepuissante. | 4

D’après l'Évangile, la prière doil lenir une à place considérable dans la religion. /! faut lou jours prier, dit le Christ. Examinons de près ce commandement, et voyons sur quels fr ; il repose. Que faisaient les anciens? Qu'ordonnait la religion des Grecs et celle des romains? 1 Quelles réformes Jésus a-t-il réalisées à ce point de vue? Est-il raisonnable, est-il philoscpEiaus | de prier? Nous allons le voir.

D OM UN LAS LOT DE LA PRIÈRE 199 1000 T@ pe #7 : Ye Les Grecs étaient très adonnés à la prière. Pour

les affaires de grande et de petite importance, au 1.

lever et au coucher du soleil, à la fin de chaque . repas, ils invoquaient leurs dieux. Ils regardaient É. comme une coutume barbare l’acte de s'agenouil- - ler; et ils croyaient plus conforme à la dignité à Dune et plus agréable à la Divinité Îa prière que l’on faisait debout, à haute voix, les mains étendues vers le ciel. [ls avaient recours à toutes sortes de formalités plus ou moins asservissantes cet plus ou moins bizarres pour assurer l'efficacité

4 de leurs supplications. Si la prière s'adressait aux - dieux infernaux, il était nécessaire de frapper la - tête avec les pieds et quelquefois avec les mains. … Certaines formules laconiques étaient douées, à - leur avis, d’une puissance irrésistible. Quand ces formules étaient employées à propos, la liberté - divine était comme enchainée, et le succès de la - demande était infailliblement assuré. Jupiter, Minerve, Apollon, étaient les dieux auxquels ils adressaient de préférence leurs vœux. Ce qui ne les empèchait pas d'invoquer au besoin la divi- -nité spéciale du lieu où ilsse trouvaient, ou encore - le dieu tutélaire du bien particulier qu'ils convoitaient. L'appellation donnée à la divinilé était à leurs yeux d’une importance capitale; et souvent “ils accumulaient les noms et les surnoms, cherchant les épithètes les plus flatteuses ou les plus

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