‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 50 sur 120 · AIS · texte numérisé non relu

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éloquentes, et espérant par ce moyen vaincre la résistance de ce dieu. 13 Il n'est pas sûr qu'ils se crussent autorisés à 4 tout demander et à tout obtenir. Certainement ils | priaient pour demander lesbiens temporels, comme

la guérison d’un mal, la mort d’un ennemi, la vic- 4 toire, la santé, la longévité, l’abondancedes mois- : sons et des vendanges, la prospérité de leur commerce, etc.; quant aux biens spirituels, les avis » sont partagés. Un philosophe du xvrr° siècle, Bayle, soutient cette opinion que les Grecs ne demandaient jamais aux dieux les vertus et les qualités morales. Cette assertion me parait hasardée.

Horace, qui empruntait les idées de Cicéron!, qui lui-même traduisait ou formulait les préceptes de . la doctrine stoïcienne, Horace, dis-je, a pu s'écrier en parlant de la divinité :

Det vitam, det opes, æquum animum ipse parabo ;

Que les dieux me donnent la vie et la richesse, je me |

charge de donner à mon âme la justice.

Ces paroles sontorgueilleuses, maisnetraduisent pas, à mon avis, la réalité dela vie religieuse chez les anciens. Homère, Eschyle, Pindare, les plus grands des poètes grecs, sont d’un avis contraire. à Ces illustres maîtres désignent fort bien la vertu

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