Cicéron, De la Nature des dieux, liv: II
il) sagesse comme ie dons des dieux et comme des biens qu'on ne peutacquérir que par leuraide. Socrate également, Socrate le type Le plus parfait de | À a sainteté païenne, priait pour demander aux dieux ; a beauté intérieure. En nous appuyant sur de telles autorités, nous pouvons croire, qu'en fait, les Grecs n’excluaient rien dans leurs demandes; et ilss'imaginaient devoir tout obtenir. Platon a beau soutenir la doctrine contraire dansune page connue de sa République! ; il a beau dire que la vertu, on la doit à soi-même et non à la divinité, en réalité les Grecs demandaient à leurs dieux même la vertu.
Ilenest de même des Romains. Ou plutôt, mieux encore que les Grecs, les Romains étaient de zélés suppliants. Soient qu'ils eussent humanisé davantage leurs dieux et leurs déesses, soit que leur instinct religieux fût plus développé, ils se mettaient plus fréquemment en rapport avec les habitants de l’'Olympe etils étaient encore plus formalistes que les Grecs. Ils attachaient une importance absolue aux mots dont ils se servaient Lu parlant à la divinité. Une faute de prononciation pouvait rendre toutes leurs supplications inu- +10 Il importait de rien omettre dans la formule
consacrée et de n’y rien ajouter. Malheur aux « ]
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