‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 53 sur 120 · DAT) LS · texte numérisé non relu

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images divines. Dans les grands malheurs ou dans les dangers menacants, avaient lieu des nudipedalia, où des pèlerinages que Îles matrones romaines devaient accomplir à l’un des temples fameux de la eilé ou du pays. Elles marchaient les pieds nus et les cheveux flottants, et, arrivées au pied de la statue du dieu ou de la déesse, elles se Jettaient à terre et essuyaient avec leurs chevelures les dalles du temple.

Les murailles des sanctuaires étarent couvertes d’ex-voto. Les Romains émettaient des vœux très volontiers, et ' d'ordinaire ils les observaient scrupuleusement. À la veille d’une bataille, avant de donner l'assaut à une ville assiégée, les généraux promeltaient d’ériger à telle ou telle divinité un temple ou un autel ; ou bien ils s’engageaient à sacrifier au dieu protecteur une part du butin ou les meilleures armes conquises. Souvent le vœu émis était proclamé à haute voix, avant d'engager la bataille, pour stimuler le courage des soldats et pour leur donner la confiance. Pendant les épidémies, les vœux se multipliaient. On cherchait à connaitre le Dieu particulièrement irrité, ou le Dieu le plus apte à préserver du fléau, et quand on restait dans l'ignorance ou dans l'embarras, on adressait prudemment ses vœux à plusieurs divinités à la fois. Parfois, l'émission des vœux revètait une solennité spéciale. Le Sénat et les magis-

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