‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 64 sur 120 · MES · texte numérisé non relu

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. 4. KNon propter hoc oramus ut divinam dispositionem immute-

esse implendum, ut scilicet homines postulando mereantur accipere quod eis Deus omnipotens ante sæcula disposuit donare. » (Saint Thomas, SumTheol., 2* 22, q. 83, art. 2).

mus, sed ut id impetremus quod Deus disposuit per orationes

h . . Er ° | « î 4 des fidèles sans faire de miracles, quoiqu'il nv.

« ait aucune raison de nier que Dieu ait fait et.

fasse encore quelquefois des miracles!. »

D'ailleurs, Jésus nous autorise même à deman- … der des miracles. Il veut de nous une foi capable :

de transporter des montagnes. Pourquoidonc?Parce que le miracle entre, lui aussi, dans le plan divin. C’est une suspension du cours ordinaire des choses, mais une suspension prévue d'avance, légitimée par l'intervention d'une force majeure et ayant

pour but de faire éclater aux yeux des hommes la |

présence de Dieu. Nous pouvons, à certaines heures

plus malheureuses ou plus enthousiastes, nous pouvons, en nous appuyant sur notre ignorance de

l’avenir et sur les générosités incomparables de.

Dieu, compter sur des prodiges, et Dieu est capable de les accomplir.

Non seulement Dieu est ARE mais encore

il est bon. Non seulement il pourra nous exaucer,

mais encore il le voudra. Il nous faut un Dieu qui s'inquiète de notre destinée. L’infini, intelligence suprèêmeet volonté parfaite, ne nous suffit point,

car ce n’est pas la puissance, ce n'est même pas :

la sagesse qui est accessible à nos supplications,

c’est la Bonté. La prière est un acte de foi en la bonté de Dieu. Cet acte de foi est-il fondé en rai- :

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