‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 70 sur 120 · Saint Matth., xv · texte numérisé non relu

Saint Matth., xv

is une autre circonstance, il semble par un acte d'énergie violente vouloir bannir à Jamais dir °58 | pompe et les victimes et les sacrifices. Étant venu à Jérusalem, il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis, de colombes, et les changeurs assis à leurs comptoirs. Alors, tressant un fouet Lie cordes, 11 chassa tout ce monde, il renversa les tables, il dispersa l'argent des RARE Et il dit à ceux qui vendaient des colombes : En/evez tout cela, el ne faites pas de la maison de mon Père une maison de négoce!. En bousculant ainsi les vendeurs et les victimes, Jésus ne voulait-il pas promulguer à la face du peuple cette vérité im- portante que le temps des victimes expiatoires était passé? N’avail-il pas répété à deux reprises aux Pharisiens, qui s'étonnaient de son attitude : Je veux de la charité et non des sacrifices? ?

Mais le grand acte par lequel Jésus-Christ met un terme aux sacrifices païens et aux sacrifices juifs, c'est le sacrifice du Calvaire. On avait jusqu'alors regardé l’effusion du sang comme une chose agréable au ciel et on avait prodigué les sacrifices sanglants; on avait même, dans certains Cas, choisi des victimes humaines aussi innocentes que possible, et on avait espéré que des victimes de ce choix apaiseraient définitivement le cour-

1 Saint Jean, 11, 16.

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