‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 8 sur 120 · Platon, La République, iv. INVVINT ES Les Latss lives · texte numérisé non relu

Platon, La République, iv. INVVINT ES Les Latss lives

Si 2h 110)

ve at Ve DM, EL LOTIR l'atoe - MT at Re ER TER NUE SENTE TE ne AS OS ARTS A7 Te CT F ÉAÿele d re (ES (4 LA A L L | f 1 PAT L ÿ | n : ea LL - s | no (

Dieu serait toujours ce qu’il est et de la façon dont il est, Dieu n’est pas le créateur du monde et, s'il | exerce une action sur lui, c’est à titre de force attractive et de cause finale plutôt qu'à titre de cause efficiente !. Aristote s’inquiéta moins que Platon de la religion populaire. Il regarda comme des mythes tout ce que l’on racontait sur les dieux, et il accorda si peu au polythéisme qu'il fut accusé d’athéisme. Cependant, dans la vie pratique, il eut la prudence ou la faiblesse d'agir comme le vulgaire, et, sans croire aux dieux, il fut et resta païen. Nous le voyons dans son testament recommander à l’exécuteur de ses dernières volontés de consacrer à Cérès la statue de sa mère, et d’ériger, en l'honneur de Jupiter et de Minerve, des statues d'animaux, hautes de quatre coudées*?. Est-ce à

cause de cette inconséquence que la doctrine reli-

gieuse du Stagirite n'eut aucun retentissement ?

Ni Socrate, ni Platon, ni Aristote ne réussirent a arrêter en Grèce le torrent du polythéisme, et ils se laissèrent entraîner par lui au lieu d’opposer une digue victorieuse à ses flots. Après comme avant eux, l'humanité resta ardemment idolâtre.

Les Romains, avec leur vigueur de caractère et leur bon sens pratique, réussirent-ils à se dégager du polythéisme ? Pas du tout.

Page 1