Voir la Vie d'Aristote, dans Diogène de Laërte
Re et vire ee Lee à
L'UNRERR
“ 4 FAOR Â RE TLEE : DIRES
Les Romains, héritiers des Grecs sous bien des rapports, adoptèrent toutes leurs folies religieuses. Ils commencèrent par pratiquer une idolâtrie assez grossière, él, quand la civilisation leur eut apporté des lumières plus hautes et des goûts plus aristocratiques, au lieu de se débarrasser du polythéisme,
ils le revêtirent du poétique manteau des mythes
helléniques, et crurent se grandir en adoptant les
légendes plus ou moins fantaisistes que l’on se plaisait à conter sur les dieux de l'Olympe. Ils l’'emportèrent même sur les Grecs, sinon par l'imagination, du moins par les superstitions puériles et les extravagances rituelles. Un homme comme Sylla mettait toute sa confiance dans une petite idole de l’Apollon de Delphes, la portait sur lui pendant la guerre, la baisait en face de l’armée et lui demandait la victoire sur les ennemis!. Un homme comme Auguste tremblait quand, par erreur, on lui donnait le matin la sandale du pied gauche au licu de celle du pied droit?. Les Romains, non contents d'adopter les dieux de tous les peuples qu'ils conquéraient, inventèrent des dieux, pour toutes les passions, pour tous les senliments, pour tous les besoins de l'âme humaine, et Ieur Olympe devint encore plus peuplé et plus bizarrement composé que l'Olympe des Athéniens.