Saint Matth., xxiv
2, Saint Matth., x1r,8.
. Maitre ébranlant tour à tour, sous les coups de ee son enseignement, les éléments constitutifs de <
Lee Jésus, est appelée à faire UE du ane de Dieu?. Un autre jour, enfin, c’est le sacerdoce, car Jésus ne prend ses apôtres ni parmilesenfants
d'Aaron, ni dans la race de Lévi, ni parmi les docteurs, ni dans les classes élevées; Jésus choisit ses apôtres dans les derniers rangs de la société. Ainsi le culte mosaique est démoli pierre à pierre par le Christ. Pourquoi cela? Évidemment parce qu'il était imparfait, et qu’une forme reli-
gieuse nouvelleallait faire irruption dans le monde. Ni le culte de la religion juive, ni, à plus forte raison, le culte des religions païennes ne devait survivre à l'apparition du christianisme. Est-ce
que les étoiles ne s’effacent point lorsqu'arrive le
grand soleil?
Les rites du paganisme méritaient d'être con- damnés, puisqu'ils se produisaient au détriment ne de la religion intérieure. Le culte extérieur ne A doit être qu'un acheminement vers Île culte intés rieur ou une de ses manifestations, et le Jour où, au Jieu de faire naître, d'entretenir et de révéler Jes sentiments de l'âme, le culte extérieur absorbe ; ou étouffe ces sentiments, ce jour-là, il n’a plus sa
raison d'être.
5 4. Saint Matth., 1x, 13.
* 2. Saint Matth., xxvunr, 19:
“GÉNÉRAL Le paganisme en ‘était à ce degré d’abaisse- 4 ment. Pour avoir donné une place trop large aux formules et aux rites, il avait perdu de vue les choses de l'âme. Les offrandes, les prières, les ablutions, les sacrifices sanglants ne signifiaient | et n'exprimaient plus rien. Les symboles avaient tué l’idée, les formules avaient tué le sentiment, le corps avait usé l'âme. L'homme ne songeait plus à donner aux dieux une part de sa vie, quelques-unes de ses pensées, quelque peu de son amour. Îl avait fini par croire que murmurer quelques mots, tuer quelques béliers, se laver la tête ou les mains, cela suffisait pour honorer la divinité Les temples n'étaient plus que des théâtres où les fidèles venaient Jouer un rôle quelconque, sans croire une seule des paroles prononcées, sans ressentir un seul des sentiments exprimés, sans comprendre même le sens de leurs paroles ou de leurs actes. Ils parlaient une langue perdue, ils employaient des signes hiérogly- F phiques. Heureux encore, s'ils ne riaient pasense regardant!
On peut et on doit faire un reproche encore plus De grave au culte païen, c’est qu'il fut toujours où presque toujours une école de libertinage et de cruauté. Du temps d'Auguste, il y avait à Rome plus de cinquante fêtes annuelles qui, remplis- É saient près d’un tiers de l’année, et loutes ces d | |