‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 83 sur 120 · APR CELUI AS · texte numérisé non relu

APR CELUI AS

Cds RAT : LA

fêtes ou à peu près toutes étaient assaisonnées d'orgies et de jeux sanglants. II y avait des dieux que la loi ordonnait d’honorer par des bouffonneries, dit Aristote!, et il y en avait d’autres que la lot ordonnait d'honorer par l'ivresse ou par la luxure. Dans des Lupercales on assistait à les facélies d’un goût douteux; mais dans les Bacchanales et dans les Saturnales, quel débordement de tous les appétits bestiaux! Et dansles Aphrodisies, quelles impudeurs! A Athènes, aux fêtes de Dyonisos, avaient lieu des processions solennelles où l'on voyait les jeunes filles, pompeusement parées, porter dans des corbeilles des emblèmes impudiques, en chantant des couplets obscènes. A Rome, les mêmes scènes se reproduisaient aux fêtes de Bacchus. On promenait en grande pompe sur un chariot un emblème impudique ; à un moment donné, le chariot s’arrètait, et il fallait que la plus honnête mère de famille vint couronner l'infâme idole devant tout le monde?. Ces horreurs se passaient non seulement dansles grandes villes, mais encore dansles plus humbles villages. Plutarque nous raconte la chose comme un témoin oculaire. De son temps, ces processions phallophoriques n'étaient pas abolies, et si Plutarque

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