‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 85 sur 120 · ARR PRE CUS DURE DORE RO OT TR ER A NUE DE 216 LE CULTE RELIGIEUX · texte numérisé non relu

ARR PRE CUS DURE DORE RO OT TR ER A NUE DE 216 LE CULTE RELIGIEUX

mille accompagnées de leurs jeunes filles prenaient part à ces fêtes. Ces femmes honorables assistaient

aux sacrilices et aux cérémonies plus ou moins :

symboliques que l'on célébrait dans les temples: elles assistaient aux scènes théâtrales où l’on racontait les adultères etles obscénités des dieux de l'Olympe, en termes trop peu équivoques: puis enfin, la barbarie réclamant sa part de satisfaction, puisqu'un lien invisible rattache la volupté à la cruauté, elles assistaient aux jeux du cirque ou aux combats de gladiateurs : complément habituel de toute fôle romaine. Là, on voyait couler le sang humain, on conlemplait les suprêmes convulsions et l'agonie des blessés et des mourants, on entendait leurs cris de détresse et on se gorgeait de sensations violentes. On sortait de ces spectacles, après avoir subi des secousses nerveuses qui devaient laisser une empreinte ineffacable dans l’imagination et la sensibilité des âmes encore Jeunes. Quelle religion que celle qui donnait de pareilles leçons avec un pareil culte!

A côté des cérémonies offertes au grand public, ily avait, dans le paganisme, les mystères : cérémonies secrètes où les initiés seuls étaient admis après de longues épreuves. Dans ces mystères, on honorait certaines divinités spéciales par des rites particuliers. Il y eut les mystères d'Orphée, d'Isis, de Cybèle, de Cérès, de Bacchus, etc. Que se pas-

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