NOS LIVRES
La chanson des heures, il semble, \
S'essore du livre ouvert, v
Joyeuse et haute et légère
Comme un vol d'alouettes sur les trembles;
La chanson des vieilles heures
Qui sourd du livre qu'on ouvre
Est comme une source qui pleure
Sous bois,
Qu'on découvre
A la chanson de sa voix.
On écoute... C'est ta voix prêtée Aux paroles des siècles d'or :
Et la chanson d'un pâtre portée Sur la brise de ton haleine
( IIA.NSONS \ L O.MHUi:
Sonne plriiie et rieuse encore.
— Je me lève vers la plaine, Là-bas, el la nier qui dorl...
Qu'importe le nom du poète?
— L'aube croît et l'on pl««ure tout bas; Le pavot lève sa t^te rose
Sur le verger en contre-bas :
Et nous sommes ces clioses; Dis, ne les sommes-nous pas ?
C'est la grAce qui vit aux visages; C'est notre Ame debout près de toi Et qui tourne de l'aile les pages Qui vont cbanlant sous tes doigts Conmie cbanterait un clavier; Cette heure est en nous et le rêve Qui monte des vieux feuillets
— Telle une brume se lève D'entre les peupliers,
A l'aube — ■
Est un voile d'encens raclé
Aux plis légers de ta robe;