‹ La Clarté de vieChapitre 16 sur 43 · NOS LIVRES · texte numérisé non relu

NOS LIVRES

La chanson des heures, il semble, \

S'essore du livre ouvert, v

Joyeuse et haute et légère

Comme un vol d'alouettes sur les trembles;

La chanson des vieilles heures

Qui sourd du livre qu'on ouvre

Est comme une source qui pleure

Sous bois,

Qu'on découvre

A la chanson de sa voix.

On écoute... C'est ta voix prêtée Aux paroles des siècles d'or :

Et la chanson d'un pâtre portée Sur la brise de ton haleine

( IIA.NSONS \ L O.MHUi:

Sonne plriiie et rieuse encore.

— Je me lève vers la plaine, Là-bas, el la nier qui dorl...

Qu'importe le nom du poète?

— L'aube croît et l'on pl««ure tout bas; Le pavot lève sa t^te rose

Sur le verger en contre-bas :

Et nous sommes ces clioses; Dis, ne les sommes-nous pas ?

C'est la grAce qui vit aux visages; C'est notre Ame debout près de toi Et qui tourne de l'aile les pages Qui vont cbanlant sous tes doigts Conmie cbanterait un clavier; Cette heure est en nous et le rêve Qui monte des vieux feuillets

— Telle une brume se lève D'entre les peupliers,

A l'aube — ■

Est un voile d'encens raclé

Aux plis légers de ta robe;

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