‹ La Clarté de vieChapitre 34 sur 43 · A EMILE VERHAEREN · texte numérisé non relu

A EMILE VERHAEREN

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Ton ai'l

Kst coiniiif un ^((iilatioii, l)f.tii clK'valier

Debout dans l'étrier,

Kt face au jour énierveillé;

El l'ombre de ta grande lance noire

Ondule derrière toi sur l'ornière crayeuse;

H monte comme un rêve d'encensoir

Des foins que nous fanons parmi les peupliers,

(^lianlant la vie joyeuse

Kt son espoir.

Mais lu sais bien notre àme et tu 1 as dile l'^n un grand rri de pitié farouche :

Appuyés sur la fourche en l'ombre (jui n»edil<- Niiiis avoi)'^ (M-oiiit'' \m< rêves de ta bouche :

lr>'2 L\ CLAltré DE %'IE

Ta voix dure est si tendr<î

Que les faneurs group/îs dans l'ombre pour l'entendre

Vont murmurant déjà des hymnes désapprises

Et jonchent ton chemin des fleurs de nos prairies

Et s'émerveillent et disent;

« C'est notre saint Martin qui chevauche et qui prie!

Car ta bonté est douce et claire comme la brise.

EN AKCADIi: lô.'J

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