A EMILE VERHAEREN
di!:dicaci:
Ton ai'l
Kst coiniiif un ^((iilatioii, l)f.tii clK'valier
Debout dans l'étrier,
Kt face au jour énierveillé;
El l'ombre de ta grande lance noire
Ondule derrière toi sur l'ornière crayeuse;
H monte comme un rêve d'encensoir
Des foins que nous fanons parmi les peupliers,
(^lianlant la vie joyeuse
Kt son espoir.
Mais lu sais bien notre àme et tu 1 as dile l'^n un grand rri de pitié farouche :
Appuyés sur la fourche en l'ombre (jui n»edil<- Niiiis avoi)'^ (M-oiiit'' \m< rêves de ta bouche :
lr>'2 L\ CLAltré DE %'IE
Ta voix dure est si tendr<î
Que les faneurs group/îs dans l'ombre pour l'entendre
Vont murmurant déjà des hymnes désapprises
Et jonchent ton chemin des fleurs de nos prairies
Et s'émerveillent et disent;
« C'est notre saint Martin qui chevauche et qui prie!
Car ta bonté est douce et claire comme la brise.
EN AKCADIi: lô.'J