‹ La clé du caveauChapitre 25 sur 64 · COUPLETS DE DOUZE ET DE ONZE VERS · texte numérisé non relu

COUPLETS DE DOUZE ET DE ONZE VERS

Air de Haine aux femmes.

Haîss’ les femmes qui voudra ,

Que sur elles glose l’envie ,

Moi j’ les défends , et je sens là

Que j’ les aîm’rai toute ma vie. (bh.)

De qui r’eevons-nous en naissant La première caresse ?

Qui nous inspire en grandissant

D’amour tant douce ivresse? (èii.)

El quand j’ sommes sur not’ déclin ,

Qui sait de not’ corps et d’ not* an»c Calmer la douleur cl V chagrin ?

Nous r savons tous, c’est une femme. (/;/*.) 204.

Air sur la même coupe*

Par des doutes ingénieux {du Secret de madame).

Air des Confessions.

tsf ANCLA S, baragouinani.

Messieurs , du Rocher Puis-je approcher Sans vous déplaire?

A votre Caveau

Ein Anglais est di fruit nouveau.

LE paisiüEiîT , se levant.

Chez nous , milord , qui ne riez guère , Que venez-vous (aire ?

l’anglais.

Je viens , député par un comté De l’Angleicrre ,

Savoir le moyen De devenir épicurien.

T.e PBbSIDENT.

Avant tout , milord , en Angleterre ,

Que savez-vous faire ? etc. 292.

(Chanson de Désaugiên.]

Air de l’Amitié à l’épreuve.

Air : Nous nous marîrons dimanche.

Oui , noir, mais pas si diable , Sentir là |c n’ sais quoi...

lielzi , ma toute aimable ,

Tourne la lèle à moi. [bis.)

Quand deux cœurs s’aiment bien , Couleur ne fait rien.

Va, ma petite reine,

Xe te mets pas en peint* ;

L’iroire arec l’ébène Font deux jolis bijoux.

Choux , rboux , (bis.)

F ais de moi (bis.) ton époux, (bis.)

Ail du vaudeville de la Rosière de .Saleuci , de Favart,

Vous , qui cljcrcliez à mériier Le prix qu’on donne à la sagesse ,

Il est bon de tous réciter Plus d’un exemple de faiblesse :

On croit pouToir tout éviter.

Trop confiante est la jeunesse ;

Eh bien ! eh bien !

Vous Terrez à quoi l’on s’expose.

Jeunes filles , songez-y bien ,

11 ne faut qu’un rien ,

Un petit rien , un petit rien

Pour perdre le prix de la rose. 1266.

Air : 11 n'est qu’un seul Paris.

Dans ce charmant billet ,

Mon oncle , j’en suis sûre ,

Vous fait de ma figure Un fout autre portrait I Il TOUS parle , je gage.

D’un petit air craintif.

Timide , bien naïf.

Que j’avais au village.

Mais depuis On a pris

Les grands airs de Paris ;

Oui depuis On a pris

Les grands airs do Paris. 1 191 .

(ünc heure de prison.)

Air de Renaud d’Ast.

f, qui d’amoureuse aventure Courez et plaisirs et dangers ,

Si de chaleur ou de froidure Parfois vous sentez affligés,

Souffrez ,

Endurez ,

Espérez Espérez Sans cesse ;

Toujours constans , toujours au sort soyez soumis ; ( 1]. D’amour, au seiu de la détresse ,

Bientôt vous recevrez le prix 1 G48.

Un enfant dodu ,

Qui nous est venu Pendant la nuit d’un dimanche ,

Rend tout joyeux ;

Tout en ces lieux Pitanche.

Que notre cœur En sa faveur S’épanche.

Pour lui faire honneur ,

Mon beau serviteur,

Xous nous marîrons dimanebe. 409.

[Chanson de P annard.) (1)

Air du Jardinet.

Maître d’un joli jardinet ,

Lucas y fait Peu d’ouvrage ;

El quand quelqu’un veut se mêler

D’y travailler, '

Il fait rage.

N’a-t-il pas , ce butor .

Tort ,

Quand il nous prive D’un bien que ce balour.

Lourd , '

Si mnl cultive ? io44- ^

[Chanson de Ptinnord.)

(1) Bien des Auteurs ont allongé cct air , en j ajoutant trois vers semblables aux trois premiers , immédiatement apos rcs derniers. Nous sommes de leur avis.

(1) On peut couper ce vers en trois; savoir deux de 1 syllabes, et le troisième de 8 : mais cela ne se fait guère.

Air d’Anacréon

Air : Dans nia jeunesse.

De ma barque légère Agréez le secours.

Et cherchons pour vos jours Une plus digue terre*.

Mais laissons les soupirs Sur ce fâcheux rivage :

N'admettoDs au voyage Que les plaisirs ;

Et que les dieuv propices Admirent dans son cours L’IIymen sous les auspices D’Anacréon et des Amours. io55.

Air ancien , employé dans Cendrilloii.

Il était un p’tit homme Qui s’app'lait Guilleri ,

Carabi :

Il allait à la chasse ,

A la chasse aux perdrix ,

Carabi ,

Tût , tût , carabo ,

Marchand D* Carabau Compèie Guilleri,

Te lairas-lu (trr.) mouri ? 3ût.

Dans ma jeunesse On se divertissait ,

Avec grâce on dansait ,

Dans un bal on faisait Admirer son adresse.

Aujourd’hui ce n’esi plus cela ;

Ce n’est qu’indolence ,

Langueur, uégligence ;

Les grâces , la danse ,

Sont en décadence ,

Et le bal vr ) ,t ■ \ Cahin,caha. / >23.

{Chan$on de Pannord. )

Air : Si de votre vie.

Si de votre vie .

Joyeux troubadours ,

Vous avez l’emie D’éteindre le cours ,

Ecoutez les sons De ma lyre sexagénaire ;

Prêcher en chansons Est ma fantaisie ordinaire.

Daignez dune vous (aire Pour quelques instants;

Voici la manière De vivre cent ans. âôs.

(Chamon de Désaugierf.)

Sur la même coupe.

Air du vaudeville du fonde Péronne. i588.

Air de la Galopade.

Sur un cheval Infernal Qui chope Dès qu’il galope , Cadébious, j’ai galopé ,

Que j'en suis tout éclopé.

Si j'ai couru ce train-la , C’est pour remettre Une lettre

A monsieur votre pap i...

Ah 1 le voilà !

La voilà.

[Dü M. GuPla

Air suisse.

L’opulence ,

La puissance , L’apparence Ne sont rien -.

Sans sagesse .

Sans simplesse .

Sans tendrcîSe ,

Point de bien.

L’est ainsi que jeune E'ieüc Sur rberbetle allait chantant Quand soudain le vieil xV.ucelle, Haut baron , riche et puissant .

Vint près d’elle ,

Disant : Belle Pastourelle ,

Aime moi.

Ma richesse

3Ia iioblessf ,

3Ia tendresse

SoDt à loi. 359.

( De Thibault » comte de Champagne , vaudcTitle'. )

Noti. l.'oir eii terminé au 12® ecrs. On peut chauler sur cette coupe , Viens aurore . etc., en répétant la premiiie strophe de cette (feriiilrc chonsi'n pour refrain. ( Voye;t numéros io5i et j8i8. )

Air <Ic la Sorbonne, ou vaudeville final du comte Ory,

Sois prudent ,

Vigilant ^

Ici je te laisse.

Je nie relire à l’écart ,

Montre ton adresse -,

Car

Mon neveu Va dans peu En ces lieux paraître :

Sou?iens-loi bien de cela ,

Songe qu’il faut être

Là. i54i.

{Encore une folie.)

Air del senor Baroco.

Depuis une heure entière Je suis au rendez-vous:

I’ viens toujours la première D’puis qu’il est mon époux.

Avant le conjungo ,

Ob! ■

Vous n’étiez pas comm’ ça ,

Ah!

Mais cliangez au plutôt ,

ObJ

Ou , sans ça l’on verra ,

Ahl

(Fronltn, mari garçon.)

Air des Amours d'été.

En quatre mots je vais vous conter ça :

Le 1 ong de l’eau , de-là , de-çà ,

D'abord on s'amassa ;

Avec des dam’s sans pareilles ,

Pour leurs couleurs bien vermeilles.

Le seigneur passa

.\u pavillon , qu’alors on retroussa ,

En nous saluant comm’ ça.

bientôt il s’avança.

Et , dans l’instant qu’il s’y plaça ,

Le signal commença. 791.

Nota. Jl est indUpensable que les rimes masculines soient toutes de la même couleur.

Air du vaudeville du Maréchal ferrant.

Que l’on nous fasse les yeux doux ,

Un mari se montre jaloux.

Et chez nous fait le diable à qiiritre :

Mais , moi , pour adoucir mon sort ,

S’il me trompe , aurai-je grand tort De le quereller , de le battre ?

Tôt , tôt , tôt ,

Battez chaud ,

Tôt , tôt , tôt ,

Bon courage :

n faut avoir cœur à l’ouvrage. 873.

Air d’Annette et Lubin.

Lubin est d'une figure

Qui met tout le monde en train :

Sa gaîté naïve cl pure Annonce un cœur sans chagrin ;

C’est rinslinct de la nature.

C’est le regard du désir :

Du bonheur c’est la peinture ,

C’est le rire du plaisir.

Il ne s’inquiète De rien , de rien ,

Et le cœur d’Anneiic

Est tout son bien. 376.

Air : Gniag , gniag , gniag ( d’Arnill ).

Qooiqu’j'ayonseun’ bonn’ tète.

J' laiss’rons parler monsieur Vadé :

C’ luron-là n’est pas bête :

Ta mère aura pulôt cédé.

J’ le r’ gardons comme £un habile homme,

Vraiment comme Eun habile homme:

Car, entre nous soit dit ,

Gniaq' lui , sans contredit ,

Gniaq’, gniaq’, gniaq’ Vadé que j* crains pour l’esprit. (Di; Fadé à la Grenouillière.)

Air de la Veuve.

Sooget'Tous que je suis la veuve D*ud président ?

Votre amour, sans donner de preuve, Marche en avant.

Vous donnez dans la bourgeoisie;

Car vous avez le goût gâté ;

Aux femmes de ma qualité Il faut plus de cérémonie.

Ah ! je vous trouve , chevalier • Singulier,

Mais très singulier. i655

[Chantoa de Laujon),

Romance de la Belle au bois dormant.

Il était un* fois un’ princesse Qui s* blessa la main d’un fuseau.

V’ià ses parens dans la tristesse :

Ca d’vait la conduire au tombeau.

Une fée , à leurs pleurs sensible ,

Adoucit cet arrêt terrible ,

El dit : D’ sa mort c’ n est pas l’ moment. Cessez , noble famille ,

De pleurer votre Glle ,

Al* r’viendra ; mais , en attendant ,

Ce s’ra la belle au bois dormant. 667.

Air d’Alexis et Justine.

L’amour donne de la mémoire ;

Je sais cela.

Ce qu’il giave au cœnr on doit croire Qu’il sait aussi le graver U. (l*»*.)

Tout passe avec Tage :

Des vieillards v'ià 1* langage.

Mais , quand on voit le plaisir,

3Iais , quand on sent le d« sir S’évanouir ,

Il faut au moins savoir jouir

Du souvenir. 1171.

Air de Haine aux femmes.

peiit garçon que voilà Est d’une tr ompeuse apparence ;

C’est un dieu de qui la puissance Sur loi-même s’exercera ,

Te charmera ,

T’enchaînera ,

Te trompera ,

Te trahira ,

S’envolera ,

Et pour augmenter ta souffrance,

Cet enfant perfide en rira. (t«r.] iô05.

Air du Diable à quatre.

Je n’aimais pas le tabac beaucoup , J’en prenais peu , souvent pas du tout : Mais mon mari me défend cela :

Depuis ce momenl-là ,

Je le trouve piquant Quand

J'en puis prendre à l'écart;

Car

Un plaisir vaut son prix,

Pris

En dépit des maris.

Air ancien , de Duny. 267.

Air nouveau , de .Solic. 269.

Romance du Maçon.

A sa jeune captive Un musulman offrait son cœur ,

Et Zelnrure plaintive Répondait au vainqueur :

Je suis en ta puissance ,

Mais mon cœur est à moi ;

Garde ton opulence ,

Je garderai ma foi.

Ton or est inutile ,

Nadir m’a su charmer :

Mourir m’est plus facile

Que vivre sans l’aimer. *99?-

Air de la Fête du village voisin.

Amusez vous, oui , oui , je vous)’ conseille:

Allez , allez à c’te fêle sans moi ;

5Iais, par bonheur par bonheur, j’ai là d*'|uoi 3ren dédommager à merveille.

Les jolis glougloux.

Les glougloux si doux.

Les glougloux, gloux , gloux De la bouteille

Me plaisent bien plus que tous les fron , froii Que tous les fron , fron .

Les fron , fron Du violon.

Ou’ tous les zigzags les zigzags d’un rigaudon .

Tous les lanlas , les lanhs d’une chanson. ji'So.

COrPES DE DIX VERS.

Air : Mes chers amis , pouvez-vous m’enseigner.

Nota. Cet air, dont les paroles et la muslçue sont de Beaumarchais , a été ccupé de differentes manières par tous les chansonniers <7«i l’ont emph>yé. BeaumarihaU l'avait coupé comme Favart , <jui l'a piccé dans ses RcTerks grecques.

Au moindre bruil>

Et le jour et la nuit Mon ame éprome des secousses.

Oh î je ni’j perds ,

Je dors les yeux ourerls ,

Je crois \oir l’enfer à mes trousses.

Ab ! c’en est trop • ma foi ;

A tout moment je croi Toucher à mon heure dernière.

Ceci passe le jeu ,

Morbleu î A-t-on bieuiüi Uni ,

Jarni !

De me toui'Dientei d’ la manière ? 5ÿ?,

C’est ainsi que M. de Piis a coupé cet air dans la Vallée de Montmorency :

Mes bons omis , pourriez-vous m’enseigner Mou ancien ami de Genève ? |

C’est un quidam facile à designer Qui toujours lit , écrit ou rêAe.

Il liabitc en ces lieux ,

On . pour m’expliquer niieu.x ,

Monsieur Kousseau c’est son nom ordinaire. Mais par simplicité , par goût >

Dans ses écrits, comme partout , dean-Jacque est le uom qu'il préfère.

M. Francis a adopté la coupc suivante dans sa jolie chanson des bons ejjfels du vin:

Nargue de ceux Qu’un Champagne mous.'-eux N'invite pas à la folie J

Le verre en main Buvons jusqu’à demain ;

Le vin fait naître la saillie.

Dans le sacré vallon .

Aux genoux d’Apollon ,

Je vois la tourbe subalterne :

Je ris de tous ces beaux esprits :

De Bacehus seul je suis épris,

El devant lui je me piosterne.

Âir sur la même coupe.

En tout pays les femmes sont , à\t-on{ des Amazones. 1817.

La fille à Guilleau.

C’est la fille à gros Guilleau .

Oh oh 1 oh! oh ! oh !

Ah ! ah ! ah 1 ati I ah!

Dam’ c’est ça qui vous est bieau , L’ friand morcieau ! (ter,) AT ni’ fait griller dans ma piiau , Oh ! oh ! oh ! oh ! oh !

Ah ! ah! ah ! ah i nh!

Quand nll* pas»e dans ic bamieau

J’ n üt’ mon ebapicau. ï64â.

(Chanson de Laujon.)

Ail : Je suis du pays de.s montagnes.

En naissant je perdis ma mère ,

A dix ans je perdis mon père :

Vous concevez mon embarras.

J'avais queuq* parens dans la ville ,

J 'leux d'mande asile .

Peine inutile ,

Aucun ne me lendit les bras ;

On s’empare d’ mon bérilage ,

Et , tandis qu'ou faisoit 1’ tapage .

Je suis traité du haut en bus. 374.

; Du Chaudronnier de Saint-Flour.)

Air de Sargincs.

Toujours à ma pensée Mon cher Isidore est présent ;

Un moment délaissée .

Me Ÿ’ià toute je n’ sais comment.

Pour lui toujours mon cœur soupire ;

Mon Isidore est si gentil !

L’ penchant qui nous attire ,

S’aimer et se le dire ,

Ah ! c’est joli , mais bien joli;

Moi j’ suis d’avis qu’ c’est très joli!

A ir du Bégayeuv ( chanson de Pannard ).

Pour nous mettre en train Trin , irin , Irin , trin ,

Trinquons, chftr Grégoire*, *

Avec le bon vin,

Vain , vain , vain , vain .

Vainquons Thumeur noire i La phi , phi , phi , philosophie Permet de boire aujourd’hui.

Ce bon jus , jus , jus , justifie

L’amour que l’on a pour lui. iq53.

Air : Encore vit-on.

Quand une mère trop sauvage Vous tient en cage ,

Jeune beauté , je vous plains fort;

Quel esclavage !

C’est une mort!

Mais quand la maman , moins chagrine t Chez la voisiue

Laisse aller par fois le tendron , lion , bon ,

Encor vil on. i365.

(Chanson de Pannard.)

Air La fari dondaine , la fari dondon.

Les Anglais ont voulu , dit-on ,

Beprendre la Grenade Au vaillant amiral Biron ,

Qui paraissait malade.

Chacun avait l’air d’un dragon ,

La fa>? dondaine, la fari dondou,

Il avait du courage aus^ ,

Biribi ,

A la façon de Barbori,

Mon ami- C8i.

Air : A notre bonheur l’amour préside.

S: I’ voulions être un tantet coquette.

Et prêter l’oreille aux favoris.

Que je ferions aisément emplette Des plus galans monsieux de Paris!

Mais Basiien est l’ seul qui peut nous plaire , Et j'ons , sans mystère ,

Toujours répondu :

Lalssez-nous , messieurs , j’ sommes trop sage , Sachez qu’au village 3’ods de la vartu. 5ig.

( Bastien et Bastienne.)

Air du Droit du seigneur.

L’autre jour j’étais eeulette A l’ombre de cct ormeau ;

Je finissais la rosette Dont j’ai paré ton chapeau.

31onsieur le comte se présente :

Ah! m’ Cl-il , qu’elle est ravissante !

Que le soir Il est doux de s’ voir!

Monsieur , je suis votre servante ,

J’y vois mieux le malin que l’soir. Ssg.

Air : Mon père était pot.

En voyant les roclters fameux Qu’on cite dans Thistoire, Toujours quelqu’accideni fâcheux S’oûre à notre luéiuoire-

3Ioi , î’en connais an ,

Qu’aux yeux de chacun Plus gaîment je signale :

On doit se douter Que je vais chanter Le rocher de Cancale, 635.

(Chanson de Jouy.)

Æ's sur la même coupe.

Amis, dépouillons nos pommiers ( Val de Vire), ou Toujours de trinquer avec nous i Fanchon la vielleuse). 35.

Vaudeville du Vojafie à Chambord. 887.

Jadis l’Amour était constant [romance de Ségur) .

Air : C’est bien naturel sans doute [de Nicodème dans la Lune).

Existe l-îl sur la terre Cn plus noble ministère Que celui dont les succès

Bamcnent la paix ? (his.)

Ah ! si j’avais quciqu’aisance ,

Au risque de l’Indigence ,

De bon cœur je donnerais Pour avoir la paix En France ,

Pour avoir la paix. (bts.) 1S9.

(Du Club des bennes ffcns.)

iG

Air du Fleuve d’oubli,

D’une amante fidèle Nous avons le portr^ût ,

Trait pour trait ;

€elui d’une cruelle,

Ànimal rare ici ,

Dieu merci !

Ces messieurs peuvent m’en croire .

Ou bien venir ce soir Pour les voir ,

A la foire. 74/-

^ {Chanson dv Collé. )

Air : Ah ! ah ! je voudrais bien voir ça.

Pierrot , sur le bord d’un ruisseau ,

Trouva Collette Qui filait seulctle.

l! lui dit , tournant son chapeau ,

Pour toi je grille dans ma peau :

Je viens te parler d’amourette ;

Mais la bergère, à ce beau début là ,

D’un ton farouche à l’instant s’écria :

Ail] ahl

Je voudrais bien voir ça J 4H.

{Chanson de Laujon.)

Air : Monsieur Chariot.

Que vois-je I ô dieux!

La brillante figure !

Ah! cette nouvelle allure Charme mes jeux.

Quil est joli I Qu’il est genli !

Il ressemble à son père , on dirait que c'est lui :

Qu'il est joli 1 Qu’il est gentil

11 ressemble à son père , on dirait que c’est lui- 14^2. {Télémaque de Le Sage.)

Nota. Cet air se chante aussi en un coupiet de 8 vers , tous mascuUhs. ( Voyez à cette série : J’avais cent francs. )

Air du Troubadour.

Le troubadour ,

Fier de sou doux servage ,

En ce séjour

Vient pour te rendre hommage.

Né pour l’amour,

Il te sera fidèle.

Allons , ma belle ,

Pale à ton tour D’un peu d’amour Le troubadour. io3<

{Jean de Paris.)

Romance de la Mère abandonne'e.

O toi qui n’eûs jamais dû naître ,

Gage trop cher d’un fol amour , Puisses-tu jamais ne connaître L’erreur qui te donna le jour!

Que ton Qifance Goûte eusileuce

• Le bonheur qui pour elle est fait ,

Et que l’envie Toute sa vie

Ignore ou taise ton secret ! 4 1 S

(Bolivien.)

Nouvelle tyrolienne.

Mes amis, cVst dans sa patrie Qu'il est doux de couler sa vie Auprès de sa première amie ,

Aux lieux où l’on a reçu le jour.

Pour être heureux ,

Bornons nos vœux A rcéserrcr eucor de tendres noeuds,

Et tour-à-tour Servons toujours

Le l\oi , fa Patrie et l’Amour. 1708

Air de la Renaissance des Lys.

Français, quel est ce chevalier ,

Du bon Ilenri portant l’arnvure?

Sa main vous offre l’olivier ,

Un simple lys est sa parure.

Ce noble et doux maintien ,

Ce vif éclat qui l’environne ,

Tout TOUS dit : voilà le soutien De la France cl de la couronne.

Déjà j’euicnds répéter dans Paris :

Vive le Hoil vive Louis ! lâôî.

Air : üîi cordelier dit à Lisette.

Cependant , malgré que j’ plaisante ,

Mon esprit n est pas sans chagrin ;

Le meilleur homm’, quand on l’ tourmente , S'aigrit comme le meilleur >in.

Pauvre Guillaume,

En pareil cas ,

L'n roi n’ vaut pas mieux qu'un autre bomme ; Pauvre Guillaume ,

• En pareil cas.

Raille toujours , mais n’ l’y /te pas. (feis.) 5S3. (Le Moulin de Sans-Souci.)

Air de Gaspard l’ Avisé.

Dans r P ays jour et nuit j’ m’exerce Pour faire aller mon p’tit commerce :

J’ vois un' forêt sur le coteau...

Oh ! oh I oh ! oh I J’ trouv’du gibier par ci , par-là...

Ah 1 ah 1 ah 1 ah I

CVst bon, c’est bon, qu’je m’ dis tout ba.«, D’bois et d’ gibier je n’raauqu rai pas.(fci»). Liron*fa ,

C’ n’est rien qu’ ça. (ter.) i454-

Air du vaudeville d’infortune et Gaîté.

J’ n’eus jamais l’arae militaire ,

Et s'il faut aller à la guerre ,

Voulut-on m’ faire sergent-major,

A'ix , je suis mort.

Mais drès qu’on dans’ sous la tonnelle ,

El drès qu’un bon dîner m’appelle ,

Ou qu’une ûllette m’attend »

Je suis vivant ,

Bien vivant ,

Toujours vivant. ' i368.

(Le Vampire.)

Air des Canards.

Un canard , déployant ses ailes ,

Et se baignant dans un étang.

Disait à sa canne rebelle :

Quand , quand , quand Finira mon tourment \

Disait à sa canne rebelle :

Quand , quand , quand , Quand , quand , quand , quand , Quand, quand, quand Finira mon tourment? U2t-

Air de la Sérénade.

Boire et ne jamais se griser ,

‘C’est un talent , je le confesse *,

Mais je ne saurais le priser ,

A tout je préfère l’ivresse.

Lorsque je suis gris."

Je chante et je ris,

Au plaisir je me livre :

Vin nouveau , vin vieux ,

Tout est pour le mieux Dès que Campagne est ivre. 1753.

Air de la Chasse au renard.

Ma mèr’, qu’ était prudente et sage ,

Me disait chaque jour :

Les messieurs d’ la ville et d* la cour Vous parlent très souvent d'amour,

Presque jamais de mariage, [bis.)

Or, ajoutait encor ma mère.

Pour éviter un triste éclat.

La jeune lille qui sait plaire N’écoul’ les homm’s que d’vanl notaire ,

Et n’ leur répond qu’après T contrat, [bis.) 19s

Page 1