COUPLETS DE NEUF VERS
Air : Il m’en faut une.
Ah ! c’est la femme Qui fait notre malheur I — C’est de la femme Que nous vient le bonheur.
Près d’elle le plaisir Doit naître et s'embellir;
El les chagrins de l’ame Qui peut les adoucir ?
C’est une femme. lâay.
( De Pauline. )
Air : Quand la mer Rouge apparut.
Nous n’aimons point en ces lieux Les mélancoliques ,|
£1 nous n’aimons guère mieux Les esprits critiques ;
Soj pz fous vifs et fous gais »
Fous doux et fous gaillards : mais Foin de ces fous , fous , foin de ces tri , tri ,
De res fous , de ces tri , fuiü de ces fous tristes
Pires que jésuites. 555.
( Chanson de Collé. )
Air des Voyages.
Pour bien employer ses loisirs ,
Les voyages sont nécessaires :
Les aflaires sont des plaisirs,
£t les plaisirs sont des affaires.
La santé , bien souvent ,
S'entretient seulement Par les pèlerinages.
Parfois on dilfère le grand
Pour les petits voyages, (ter.) 214.
( La Famille indigente. ) Nota- On fait souvent le 8^ vers de SsjUabes.
Air : Viens dans mes bras.
C’est donc demain Que j’aurai ma Lucette!
C’est donc demain Qu’on me promet sa main I Demain! demainl O dieu d’amour.
Pour bâter sa défaite,
O dieu d’amour ,
Rends-moi plus vieux d’un jour 1 621.
( Des yendangeurs.)
Air de la Nature.
Jeune fille et jeune garçon Que le même couvert rassemble , (bis.) Seront bientôt d’accord ensemble \ N’en demandez pas la raison.
Une leçon bien sûre Bientôt les instruira \
Et celte leçoD-là ,
Qui la leur donnera?
La nature. {bis.) zSy.
( Des Deux Ermites. )
Air de Joconde.
Dans un amoureux délire ,
Un berger , jeune et disciet ,
Disait ainsi son martyre A l’écbo de la forêt :
Ah I c’est le bonheur suprême D’inspirer tendre retour;
Mais, bêlas! celle que j’aime
Ne rend pas amour 1 .
Pour amour. j' i3 4j.
Air . Mi , mi , fa, ré , mi.
Confiance* Complaisance ,
J'exige cela de toi ;
Petits soins et prévoyance ,
Tu les trouveras en moi.
Au revoir, Lefranc .
Adif-u , teudre amant;
Adieu , bon ami ,
Cher petit mari I 58y.
( PdufiVif. )
Nota. Le commencement de eet air o beaucoup d'analogie avec le 34-
Air.'Coussi, coussa. •
Tenez , monsieur Joconde ,
En vain vous me pressea :
Finissez ;
J’appellerai du monde ,
Si vous me tracassez.
Cessez ,
Laissez ,
Attendez,
Songez que vous me perdez- 558.
(C/iawson de Collé.)
Romance des Rivaux de village. ’
Sous de rians bocages ,
Asile des Amours,
Deux ramiers passaient leurs beaux jours ,
Sans savoir qu’il est des orages ; ^
Ils croyaient vivre ainsi toujours. )
Mais , quel espoir frivole !
Le sort est-il jamais constant?
Hélas! bonheur d’amour s’eDVüle .
Dans un instant. l349- /
Belle patrie,
Cn vieux guerrier, poursuivi par l’orage Contail sa peine à l’écho du vallon.
L’écho, caché sous on épais feuillage ,
De celte voix, étrangère au bocage ,
Bedit aiusi sa plaintive chansuD :
Terre chérie.
Objet d’amour ,
Belle patrie ,
Te reverrai-je un jour 1 19CP.
(Bomance de mademoiHlle J'**D***.)
Air dn Buteur savant.
Un sol , qui veut faire l’habile .
Dit qu’en lisant il prétend tout savoir;
Un fou , qui court de ville en ville.
En voyageant , dit qu’il prétend tout Voir.
Et moi , je dis d’un ton plus véritable ,
Que, sans sortir de table.
Et sans avoir lu ,
Je sais tout, et j’ai tout vu Lorsque j'ai bien bu. 6o5
f Chantim de Dafreiny. ) ,
Air du Commissionnaire philosophe.
Quand j’entends un homme sensé Qui parle après avoir pensé , Comme j’estime sa personne J Mais un bavard , qui déraisonne , Et qui parle ab hoc et ab hac ,
Je le méprise ,
Et je le prise Moins qu'une prise De tabac. 5o5.
(Du comte d'Albert.]
Eomauce des Cuisinières.
Gueurnadîer , que tu m’affliges En m’appernant ton départ I...
Vas dire à ton capitaine Qu'il te laisse en ce fanion ,
Que je serai Contente ,
Bien aise ,
Ravie
De t’avoir en garnison. 1343-
Air du Grenadier.
Un grenadier, c'est une rose Qui brille de mille couleurs;
I! n’es! pas de périls qu’il n’ose Surmonter par sa valeur,
Quand il a fini son service ,
Il pense à sa particulière.
Le dieu d’amour le guide auprès : {bh. } Voilà , voilà , voilà Voilà le grenadier français