‹ La clé du caveauChapitre 27 sur 64 · DE HUIT VERS · texte numérisé non relu

DE HUIT VERS

Air de la Sentineile.

L’astre des nuits, dans son paisible éclat.

Lançait des feux sur les tentes de France :

Non loin du camp , un jeune et beau soldai Ainsi chantait , appuyé sur sa lance : ^

Allez , volez , zéphirs joyeux ,

Portez mes chants vers ma patrie ;

Dites qvie je veille en ces lieux (&«s.) pour la gloire et pour mon amie. 71C.

(6/s les 4 dernières syllabes- )

Air sur la même coupe.

Près du Jourdain nn jeune troubadour. 1690.

Air du Retourde la Sentinelle.

Noti. Celle coupe ne diffère de celle ijui précède, lue pu deux dernières rimes.

L’aube riante annonçait le matin :

Sous un vieil orme, auprès de sa rlmumicic Le casque en tête et la lyre à la main ,

Jeune guerrier chantait à sa bergère ;

« Ici me voilà de retour B Des nobles champs de la victoire :

O Si j'ai combattu pour la Gloire , n J’ulfre mes lauriers à l’Amotir. n

bi H

Air du Pouvoir de la bcaulc'.

Ccaalé , charme des yeux , source de nos plai-irs. Lu Divers à genoux te demande des chaînes;

I) un souris» d’un coup d’œil (u combles nos désirs. Et d’un soufDe léger lu dissipes nos peines;

Tu fais le sort des rois , le destin des hameaux:

Il n’est prodige heureux que ton aspect n’enfante ; Par toi Bayard ravit à cent rivaux

-L’écharpe triomphante. i-yoS.

Air de la romance de Léonide.

CVtaîl un soir, une voix gémissante Imjdore un secours protecteur ; J'accours, je vois une femme expirante , Pressant encor sa lille sur son cœur.

Elle mourait de froid et de misère ;

Je la relève et je guide en tremblant Près de mon foyer solitaire La jeune mère et sou enfant. ip45.

Romance de l’Amie de Bayard.

Le preux Bayard , dans la lice guerrière. Blessé d’un trait , fut dans Bresse alité ; Fille bien née , aimable prisonnière , ,yiut à son lit , dès qu'il fut en santé. Bouquet en main , elle s’approche , Elle rougit avec candeur.

Ah ! crois-tu , chevalier sans peur , Prendre sa rose sans reproche ? 1700.

Romance de Pbaramond.

Un jour, le front couronné de verveine ,

Frappant l’écho de mes chants inspirés,

Je m’égarais vers les bords de la Seine ,

Qui , près d’ici , coule ses Bols sacrée.

Un étranger vers moi s’avance :

De nos dieux j’invoque l’appui ;

Mais il trembiaiten ma présence.

Hélas 1 je tremblais plus que lui. 1997.

Même coupe*

La jeune Hortense au fond d’un vert boccage.

Air ancien. • • • 249

Air nouveau . . i854

Quel vide aiïreux lu laisse» dans ma viel Que de (ourmens après tant de bouheur 1 .Hélas! du moins redisons , mon amie :

Loin des yeux, prés du cœuf. 1957

Romance de la Suissesse.

L’encens des fleurs embaume cet asile, La nuit descend à ^as silencieux;

Le lac est pur, l’air est frais et tranquille , La paix du soir se répand en ces lieux.

O ma patrie !

O mon bonheur I Toujours chérie,

Tu rempliras mon cœur! 1872.

Air du vaudeville de la Servante justifiée.

A vingt cinq ans on peut aimer et plaire,

A trente encore inspirer des désirs ,

A quarante ans on est époux et père ,

Même à cinquante il reste des plaisirs;

Mais à l'Amour on ne peut plus sourire ,

Quand ^ar les 40s notre front est glacé ;

Oui , je le sens , à soixante il faut dire :

Oublions [bis.] ce qui s’est ^assé. (bU.) 191 1.

Romance dc-Chambre à coucher.

L’Amour s’enfuit , dame Cypris Va le chercher en tout pays;

Gnide , Paphos , Mars, Adonis,

Elle vous quitte pour son fils.

B Ce petit traître N A fui ma loi ;

» Où peut-il être?

n Hendez-le-raoi. » 1257.

Romance de l’Absence.

Ils ne sont plus ces momens pleins de charmes Que près de toi je passais chaque jour !

Malgré nos vœux , nos regrets et nos larmes ,

11 a fallu nous quitter sans retour.

Romance du vaillant Troubadour.

Brûlant d’amoui et partant pour la guerre. Un troubadour, ennemi du cbagriu ,

Bansfioo délire, à sa jeune bergère,

£□ le quittant répétait ce refrain :

Mon bras à ma patrie ,

31 on cœur à mon amie ;

Mourir gatment pour la gloire et l'amour,

C’est le deroir d’un Taillant troubadour. i35^.

Air des Etourdis en voyage.

Fortune , Amour, divinités perfides ,

Vous possèdes le secret d’enÎTrer ,

Et quand on prend des aveugles pour guides, Dans son chemin on peut bien s’égarer- Jusqu’à ce jour la Fortune traîtresse M’a joué plus d’un mauvais tour ; Répare, Amour, les torts de la déesse': Chacun son tour. 1489.

Air de Ccndriilon.

A quoi bon b richesse',

A quoi bon la grandeur ,

Si l'on n’était sans ccsæ £n paix avec son cœur ?

S'aimer et se le dire ,

Deviner un sourire ,

Est-il un plus grand bien , même au sein de la cour ? Ij n'est point de bonheur, de plaisir sans amour- a3i.

Air Montagnard.

Mon père , aussi ma mère ,

M'ont voulu marda ,

Dérida ,

A c’te saison dernière Avec un avocat ,

Et coussi , coussa ,

A c’t’ heur’-là

Ee pauvre amant que voilà*1 558.

( Vaudeville des MarmoUts. )

Air des Deux Pères.

Chez moi j’ai su vous accueillir ,

Je vous reçus au sein de ma famille *,

Et sans avoir l’espoir de l'obtenir ,

Vous venez séduire ma GJle.

Lorsqueramoureslcontraire à l'honneur.

Si l’on ne peut , malgré soi-même , Taire cet amour à son cœur ,

Il faut du moins le taire à ce qu’on aime.

Air du vaudeville deJM. Guillaume.

Dans nos bosquets , la simple violette'

A l'ombre se plaît à fleurir;

Elle se cache sous l'herbeite ,

Son parfum la fait découvrir : (àts.)

Jet est ce sage au sein d'une campagne ^

Il se cache sous le manteau ; ‘

3Iais la veitu , qui l’accompagne,

Trahit l’incognito, (ter.) 810.

Airs sur la même ccupe.

Vaudeville i/ei Fiancés , 84g.

Vaudeville de Partie cadrée , 833.

Ce lieu charmant est un abîme immense ( des Fiancés), y"i.

De temps en temps je sens ma consciencfe , { à' Ida) , q6i.

Vaudeville de la Belle Allemande , i435.

Air de Lantara.

Ah ! que de chagrins dans la vie ,

Combien de tribulations 1 Dans mon art en butte à l’envie ,

Ti*oinpé dans mes aficctions 1 [bis.)

Viens m'arracber à la misantropie ,

Jus précieux , baume divin :

C’esi par toi seul , par toi seul que j’ouUie ) f [biie.\ Les torts affreux du genre humain I [b.'' ( au.

Airs sur la même coupe.

Air de l’ancien vaudeville des Amans sans amnûr, on Si les quarante comme quatre ( de Laujou de retour à l’ancien Careaii ), 9g3.

Air de la romance de Téniers, 1273.

De l’hymen redoutez les chaînes ( du Maria y

Tes sermens rassutenf' mon aine. , 1602.

On peut faire aller sür cette même coupe ;

Air du vaudeville do Psyché , 1494 .

lime faudra quitter l'empire [dts Filles à marier.) , i464*

Votre puissance dans mon ame [du ^Courtisan dans L’embarras.) i477«

Couplet chanté par Charles VII et Agnès Sorel.

Loin des grandeurs Je vis le jour ,

Je fus bercé par le Mystère;

Blais on sait que , üls de l’Amour,

Je fus bien Iraiié par mon père.

— Te créant des litres plus beaux.

Adopté bientôt par la Gloire , fils de l’Amour, tu fus, sous les drapeaux, Légitimé par la Victoire. (bis.) 571.

[Affnè$ Screl. )

Airs sur la même coupe.

Eh i que pourrait faire de mieux Qpiême pièce ) ,

Mon père Pères .)

, hélas , est loin de moi { des deux

Air de la Maison isolée.

Claire est espiègle , et cependant r.'est la plus aimab’ du village Elle va toujours me grondant ,

El je l’en aimons davantage ;

En elle tout sait me charmer,

L'n’ seul’ chose me désespère...

Ah î qu’on est malheureux d’aimer qui tous les soirs retourne chez sa mère ! 1 ijS.

( iSo )

Air du vaudeville des Petits Savoyards.

Les deux Savoyards , quel ouvrage !

Comment traiter ce sujet-là?

Messieurs , piononcez sur cela ; Nous attendons votre suffrage.

Si vous approuvez , on sait bien Que votre indulgence en est cause.

Voilà pourtant , voilà comme de rien Vous pouvez faire quelque chose.

Air sur la même coupe.

Pour les diamans je me pique {du Voile) , i433.

Air des Artistes par occasion.

Non , non , jamais dans ma volière Rien de tel ne frappa mes yeux !...

Combien sa démarche est légère !|

Que ses contours sont gracieux Viens, mon petit , mon petit , viens toi-même : (bis.) Je ne puis trop te contempler, (bh.) M’aimerais-tu comme je t’aime ?

— Od m’a défendu de parler. 1778.

(la Folière du frère Philippe, j

Air des deuX Pères.

Jl ne s’offre à nous qu’en trembjanl , Il nous sourit , il nous caresse :

Mais , hélas ( en' nous caressant,

Le perfide biemôt uous blesse.

A nos yeux long-temps éblouis ,

C est uo eiifjut , qui d’abord plein de charmes. Commence ses jeux par les ris.

Et les Unit au seiu des larmes, {bis.) i56o.

Romance.

Aux bords où la Seine eDchalnée Roulait des fluis teints du sang de ses Gis , L'airain tonnait sur la ville d’Isis ,

Au bruit des combats consternée.

Comment le calme dans les airs A-t-il remplacé les tempêtes? Comment un jour pur sur nos têtes CrUle-t-il après les éclairs ? i i34.

Air du Serment français.

Français, au trône de ses pères,

Louis est enGn remoute;

Enfin des destins plus prospères Ramèuent le bonheur et la tranquillité !

Abj uroiis toutes nos querelles , [bis.]

De l’honneur écoulons la voix ;

Jurons d'être à Louis Gdèles ,

Jurons , jurons de défendre ses droits, (èis.) 1755»

Air du vaudeville d’Honorine , !

ou Un jeune amant dans l’opulence {de Scairon)]

Sexe charmant , par qui nous sommes £one ou mecLans, heureux ou malheureux,

Vous devez captiver les hommes Par tous les droits que vous avez sur eux ; {bis.}

Mais de ces droits incontestables .

Quel que soit le pouvoir vainqueur ,

Les plus certains, les plus durables ,

C’est la bonté , c’est la douceur, (bis.) 775.

Air sur la même coupe.

C’est une fleur à peine dclose ( des deux Pères).

Air: Au temps passé.

Puisqu'il faut suivre un usage fantasque Qui met les gens en belle humeur ,

Quand tout le monde aujourd'hui prend un masque , Moi , je prends celui d'un auteur:

El , crainte d’un bruit trop funeste ,

Qui dérange un premier venu ,

Je me déguise en poète modeste ,

Pour ne pas être reconnu. 4?.

{Chansf’ti d^Jniignac. )

Air c!c Couramé

Loin du pays des Galibls ,

Les yeux mouillés de pleurs , une jeune sauvage (lonfiait en ces mots aux vagues du rivage Ses pieux et cruels ennuis :

Ile clurie 1 ô ma terre natale!

Dois-je oublier tes bords délicieux;

Faut-il qu'ici ma douleur filiale

T'oflVe en ce jour scs éternels adieux?... 1746.

Air de l’Arliie de Vincennes.

Mon père avait terni sa gloire Par le nom de séditieux ,

El per onne ne voulut croire A son repentir glorieux.

En mourant , mon père Me dit pourtant ces mots chéris :

« Mon tils , éerfs sur ta bannière N Tout pour l’honneur, tout pour Louis. » i447-

Air des Pages au sérail.

Mon jeune page un jour m’invite A nous promener loin du port ;

Je cède sans crainte , et de suite L’esquif s'éloigne du bord.

Accepter à mon âge Etait imprudent : mais Qui pourrait refuser un page,

î;n page français ? (ter.) ii55.

Air : Fn amour, comme en amitié (r/e Colallo ).

En amour, comme en amitié.

Toujours un tiers nous embarrasse ;

Le secret double de moitié Le prix d’une faveur et le prix d’une grâce.

Nos plaisirs ne sont qu’imparfaits Quand trop d’éclat les environne.

Dans ses projets l’Amour n’admet personne , ^ [bis.) Ni l'Amitié dans ses bienfaits, (bh.) ) 902.

Air sur la même coupe.

Signal d’un galant négligé \^du Voile). 1492.

L’Amour banni.

Jupiter, un jour en fureur ,

Ayant banni l’Amour sur terre.

Gourmand , et ne sachant que faire ,

Il se mil frère quêteur.

D’un respectable personnage ,

Avec l’habit il prit le ton...

Frère Amour en capuchon Ne pouvait qu’êlie aimable, (bis.) ( Chanson de Seguier. )

Air de romance.

J’étais près d’Ioel que j adore ,

Attentive à scs chants flatteurs,

Et ma voix se mêlait encore A la prière des pasteurs.

Au bruit charmant de la harpe amoureuse. Il me parlait , et moi j’étais heureuse;

Mais j’ai perdu dans un seul jour Inel , le bonheur et l’amour. iS85..

Les larmes.

C’est une larme

Qui sert d’accent à la douleur;

C’est une larme Qui peint Tivresse du bonheur.

Par une larme

t,e9 secrets du cœur sont trahis;

L’amour se venge du mépris

Par une larme. lya?»

( de Brouette à-vendre. '

Air sur la même coupe.

N’est-ce pas d’elle

ou Quoi d’une femme (Za Volière), 1766.

Air : Encore une victoire ( de Gange ).

Mon ami , daignez parler mieux Des travaux d’üranie.

Aux dépens des bâtimens vieux Nous égalons les yeux ;

Nous détruisons , nous remplaçons ;

L’art enfin que nous exerçons • Se homnve le génie ,

Oui , le génie. 1596»

- . ( Ifou/in de 5a«s-5cmn. ]

Air du Danseur.

Moi , Vaime la danse :*

Ce plaisir,' qui nous fuit sans retour.

Pl.vît à l’enfance Bien avant l’amour.

Sous des lambris d’or, ou sous l’ombrage, . Le beios on le saurage ,

E'ûr les camps, même à la cour.

Partout ou dause. i584.

Nota. Voyei Carlicle des watses et anglaises. On a fait de cet air là une anglaise (jui commence ainsi:

Quaud l’amour nous guide.

Le Pécheur ( Romance à deux voix ),

Suis le cours du fleuve rapide ,

Beau pêcheur; respecte ses bords;

C’est là que la beauté timide A l’onde livre ses trésors.

Dans cet adle solitaire Aglaure se rendra ;

Eloigne ta barque légère ,

Jeune imprudent, l’Amour est là. jjoo.

Les trois âges du Troubadour.

Lorsque je parvins à cet âge Où le cœur sent un doux émoi ,

Une belle au gentil corsage Reçut mes sermens et ma foi :

Son doux regard , sa voix louchante Semblaient me dire chaque jour :

Chante, chante, troubadour, chante f (bis.) Le bonheur d’un premier amour. C iS5i.

( Rymanre de Romagnési.)

Romance du Baiser.

Ecoute-moi, jeune Délie,

El mets à profit ma leçon :

L’Amonr à fillette jolie Olfre sa morale en chanson.

Si mon chant l’euûamme ,

Ton amant réclame Un prix qu’on ne peut réfuter ,

C’est un baiser. 1B74.

Air de la Jolie fiancée.

Un jour vous suffit à la ville Pour être au comble de l’amour ,

El pour bien faire votre cour ,

Plus de temps vous semble inutile ;

Mais , dans l'art de tromper habile , L’amant , par un juste retour ,

N’aime , après l’hymen , à la ville

Qu’un jour. i685.

Vaudeville des Pages au sérail.

Ce serviteur, zélé, fidèle.

Se gardera bien de blâmer Une action vraiment si belle ,

Un trait qui doit vous faire aimer ;

Et d’ailleurs il doit bien connaître Que d’esprit fût-on un flambeau , Auprès des grands il faut paraître

Zéro. iiôS

Air : Quand on est riche et gentille.

Quand, pour un hymen funesle T«'Ul se prépare aujourd'hui ,

A l’homme que je déteste Il me faudra dire oui ;

Mais quel martyre I À Léon

|I me faudra dire :

Non. 1577.

( La Soliiciteuse.)

Il reviendra.

Las! U fuit loin de son amie Celui qui l’arait su charmer!

Je doute de sa perfidie;

Je l’aime trop pour m’alarmer;

Mais, s'il prolonge son absence ,

Il m’oublîra...

Xon , non , croyous-en l’espérance,

Il refiendra. 1970.

— Et TOUS disiez à celte belle ?...

— Je disais en amant fidèle... .

Xra , la , ra , la , tra , la , ra . la , I (^‘<0 Ne me parlez pas de cela. j i636.

Chanson de la Veuve.

A jeune TCUTe , aimable et belle , Voulant déclarer leur amour.

Trois amans, brûlant d un beau zèle .

Chantaient chacun le même jour : (^(s ) Faisons-en l’épreuTe ,

Sans plus de façon ;

Car quelle est la veuve / ^

Qui peut dire non ? \ jgyc.

Air d’Unc chanson de Collé.

Amans , qui marchez sur les traces Des agréables de la cour ,

Ayez de l’esprit et des grâces ;

Il en faut pour faire l’amour.

Tout consiste dans la manière ,

Dans le goût ,

Et c'est la façon de le faire

Qui fuit tout. 5C7.

Air des Fleurettes ( Chanson de Fai>art

On voit encor des belles D’un cœur simple et sans fard^ ;

N employez auprès d’elles Ni les présens ni l’art ;

Offrez rubans , cbansonncites :

Quand l’art ne peut réussir.

Souvent on peut attendrir

Par des fleurelles. 723.

Air d’Unc visite à Bedlam.

Une surtout fraîche et jolie ,

Au fin sourire , au doux minois , Des Français Tanlail la folle,

. La grâce Cl les galans exploits.

Air : Tarare Pompon.

Je peindrai sans détour Tout l’emploi de ma vie ; C’est de dire bonjour Et bomoir tour-à-lour :

Bonjour à mon amie Dès que je puis la voir ;

Mais au fat qui m’ennuie,

Bonsoir. 663.

( Chanson de Gouffé. )

Amis , à la raison , i^33.

Air de la Vallée de Barcelonnette.

À Paris s’en allait Javofte ,

Cherchant l'amant qu’elle a perdu ;

Air n’emportait que sa marmotte.

Et son amour et sa vertu.

Pour entreprendre un tel voyage ,

Avec rien qu’ ça , üfau.déià l (J.,,

Ben du courage. \ 1C06.

Air : J’avais cent francs.

Tiens , soyons francs :

Ton bois valait huit francs,

Ton déjeûner cinq francs ;

Il te revient trois francs :

A moi cinq francs ,

A loi trois francs ,

Puis à monsieur je rends Soixame-qtAatre francs.

( De Gaspard t'avisé. )

V rai limlre.

Monsieur Chariot. i452.

Air (le Gabrielle.

Cbarinanle Gabrifllc ,

Percé de mille dards.

Quand la gluire m'api>el!c Suus les diajieaus de Mari> i Cruelle départie J

MalLeurcus jour I Que ne suis je sans rie ,

Ou saus amourl d5.

Airs sur la même coupe.

Adieu, douce pens(;e ( romance), 1^82.

Une autre vous ciiflaniiTie ( d’.4/î^eZirte ). i7<)3.

Air de Sanleuü et Dominique.

J’arrire ici de Rome ,

Presque dans un clin d’œil ,

Pour y Toir un grand homme Qu'on appelle Santeuil.

I)e Venise à Tarenle,

Son génie est vanté...

Oh I s’il savait comme on le cb. nie , è

11 serait enchanté. l s5o.

Air : Pour héritage.

Air de Jeanne-d’Arc.

Jeanne est la belle Qui parc ce hameau ;

Les (leurs pour elle Xaissent sur ce coteau :

Aux champs , échos , musette , C’«‘St à qui redira :

Qui u’aiine pas Jeannette ,

Jamais o'aimera. xââ;.

Air de la romance du 'Page.

Fleuve du Tage ,

Je fuis tes bords heureux;

A Ion rivage J’adresse mes adieux;

Rochers , bois de la rive ,

Echo , nymphe plainiivc ,

Ilélusl je vais

Vous quitter pour jamais! 1709.

Air de Jcannc-d’Arc.

Agnès la belle ,

L’autre soir consultant En sa chapelle Astrologue savant.

Il lui dit qu’elle Charmerait un roi puissant ;

Car la plus belle

Doit s'allier au plus grand. iJoT'.

Quand d'une belle Il désire approcher ,

C’est toujours elle Qui s’en vient le chercher;

Il ne va pas .Vu devant de la dame ,

Et jamais auprès d’une femme 11 ne perd ses pas.

( Ou Mariage de Scarran. ]

Chanson des Moissonncuis.

Ah 1 que je suis doue chagriné Que mou amant suit engagé 1 Je pleur’ toutes les soirs Que je u’ peuv’ pas savoir Quand je vas le revoir.

Il y a six ans qu’il est parti Avec son beau fusil Pour tuer rennenn.

DE SEPT VEES.

Air : Dites votre med culpd.

Esprit diabolique et divin ,

Dont je reconnais la puissance , Viens à ma voix avec ce vin M’iufuser ta magique essence I

El , pour sect^ndcr mon dessein Verse , verse , verse , verse , verse, verse ,

Verse ta lumière en mon sciu. {^is.) liCô.

; De Pierr.-t. )

Air de la romance de Délie.

Air du Corsaire.

On se presse loujours trop tôt En désirant le mariage ;

C’est un mot (ïer; jeune oge ;

Mais Glie s’en repent bientôt,

Et , d’un air tout sot ,

Dit , lorsque son clioix n'est pas .«âge :

La cliuse ne vaut p. s le mot. {bis.) 433.

Plaignez, plaignez un tendre troubadour : Bien jeune encur j’ai perdu mon amie.

Moi , qui chantais autrefois de l'amour Les doux plaisirs de la mélancolie ,

Je chaule aujourd'hui ma douleur : Âdieu plaisirs , adieu bonheur ,

Je ne reverrai plus Délie 1 i3ÿ3.

( Romance de 31. Do/on. )

Air de l’Epicuricn.

Air de l’Amoureux de i5 ans.

Ah! ah! ah! v’iù tous nos bouquets Qu'on vous présente Par paquets.

Y a bit'ii des mains qui les ont faits,

Car cbi-cun, j' m'en vante ,

A mis sa ileur dans le bouquet ,

tiion mut daii^ T couplet. lo.

Je suis né pour le plaisir.

Bien fou qui s’en passe ;

Mai> je ne puis (e choisir ,

Souvent le choix m’embarrasse.

Aime t -on , j’aime soudain '

Boit-on , j'ai le verre en main ;

Partout je tiens ma place. {bis.)

{ Chanson d'Aguenîer. }

Air ancien , 279.

Airnouveau [Vieillesse de FonU:ncUe).

Air de Lanturlu.

Pui que sur le trône Vous m’avez placé ,

Vile, je l’ordonne ,

Le buliét dres é ;

Sans quoi la couiomic Pour moi vaut moins qu’un fétu , L.>n:rrhi . laiituilu, l.miurlu. i^q4.

Jrlcijiiin , iùi de Serendib. )

Air : Ah ! Madelon, qu’avez-vous donc

Pierre est un gas de bonne humeur,

Il veut voir sa main dans la tiemir ;

Ce bon garçon te fail-ij peur,

Est-ce ion amour qui le gêne ?

AJilah! (b/s.J Ce n’est pas cela , (bis.)

(*ela qui me met en peine. i4»

, JJe Jennne d'ArC. )

Air de la Vallée de Barcelonnette.

Gais enfans de la inonlagnt' ,

E^couta vostre compagne:

Venez tous d’ici, de là.

Là , là là ,

La chemina du haut en bas;

Là , là , là ,

La chemina du haut en bas. iCo3.

Cliansou de la Journée a»ix Aventures.

'i'outes les filles du village Me irouviiient un je ne sais quoi ,

Qui pLi'iiit même à la plus sage ,

Et chacune roulait de moi En mariage.

[On parle.)

Êiie ma î c'c’ t être heureux ;

Mai C.i ' ..ujcon bien mieux. i555.

Air : C’est égal

Air d’uue clianson «Je M. de Piis.

On dit qu'il faut être inhumaine .

Tout refuser aux amoureux;

Mais c’est souvent arec eus Temps perdu j'en suis certaine f On parle. }

t'U baiser ue fait pas d’ peine ,

Un baiser ne fait pas d’ mal;

r.Vst égal » c’est égal, [ter.) 1936.

Air d’une clianson de Boufflers.

L'Amour est un enfant trompeur,

Me dit souTent ma mère:

Arec son air plein de douceur,

C’est pis qu'une ripère.

Je Toudrais bien savoir pourtant Quel mal si grand d’un jeune enfint Peul craindre une bergère? (Ws.) 3 20.

Air d'une chanson de Tasselier.

Ricliards , soulagez l'indigence , Kt faites régner l’abondance Ch**z le plus petit plébéien ; Avec une amante ebérie Formez le plus tendre lien ,

Ll tous les jours de votre vic- Faites le bien.

Air : Ma commére , quand je danse.

Serait-ce une inconséquence A moi d’oser vous prier De former la contredanse?...

— Mais ce monsieur veut railler;

Je ne saurais apprécier

L’art et le goût de la danse

Du temps de François premier. 38l.

[La Dame inierrornpue.)

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