‹ La clé du caveauChapitre 28 sur 64 · DE .SIX VERS · texte numérisé non relu

DE .SIX VERS

Air : La beauté, la rareté , la curiosité.

Chargé du poids des ans, fatiguer d’un hommage La beauté ,

C’est lui prêter, d’un cœur indulgent sur mon âge ,

La rareté.

Tel est le vrai tableau qu'à l’amitié ménage

La curiosité. 666.

[Chanson de Laujon.)

Romance du Raccommodement.

Je t’aimais d’une ardeur sincère ,

Tu répondais à mies désirs ;

Qui put doue troubler nos plaisirs?

Nous l’ignorons : une chimère.

Lorsque deux cœurs l’un pour l'autre sont faits , Amour, amour, ne les brouille jamais, [bis.) 1139.

Anacréon devint si vieux,

Qu'Aspasie eu >ersc des larmes ;

Il prend sa lyre, et par des chants joyeux ,

Prétend bien calmer ses alarmes...

« Que Pliébus vienne à mon secours , i (^<*0 > Coulez , mes vers , coulez pour les amours. • | 901.

Jadis un célèbre empereur (de Pierre-le-Grand).

Air du Nouveau Seigneur.

Monsieur Champagne a la mine imposante ,

Et s' donn’ des airs parmi les villageois.

Il est bien vrai qu’ son roaîlr’ V ross' par fois;

Mais ce n’est pas de cela qu'il se vante.

Mon dieu , mon dieu , qu'on rit d’ bon cœur.

D'un valet qui f<«it le seigneur. 7C6.

Nota. Cet air est le même que relui que l'on chantait dans le Baiser et la Quittance , opéra , et qui était fait sur six vers de huit syllabes, au lieu de ^ de 10 et s de S , comme on le chante dans le Nouveau Seigneur.

Aird’une romance sur Roland.

Roland , près de quitter la vie ,

Disait à tous les chevaliers :

Chers compagnons , braves guerriers , Que mon sort est digne d’envie I Heureux, j’ai mérité jusqu'à mon dernier jour,

Le laurier de la gloire et la rose d’amour. 1941.

(ildmanre de iioma^ncsi. )

Air de la Berj,'ére délaissée.

A peine eus-je alleint l’âge Où fille peut aimer ,

Qu’un berger du village . Tenta de m’enflammer.

Ab! gardez-vous» bergerelle»

Bergerette, gardez-vous d’aimer. 1618.

Air d’une chanson de François I®r.

Avais rêvé dans un tendre délire Doux yeux d’azur réflécbissanl les cicux , Beau sein d’albâtre aux contours amoureux, Te rencontrai , toi que chante ma lyre ;

Lors ai trouvé

Mieux que n’avais rêvé. 1092.

{Frariçoit* d» Fuix.)

Air d’une romance de Légouvé.

Quinze ans, Mirrba , sont à peine votre âge ,

Et cette bouche où repose l’amour ,

Ce sein naissant et ce corps fait au tour.

De tout cela vous ignorez l’usage.

Pauvre Mirrba 1 (â<s.)

Suivez Tircis , Tircis vous l’apprendra. 1869.

Air d’Agnès Sorel.

D’une voix encore affaiblie 11 me dit :« Xe vous dois U vie ;

> Je suis guéri , consolé tour-à lour

• Par vos soins , par votre présence... •» Serait-ce la de la reconnaissance ?

Serait-cc plutôt de l’amour? 127S.

Air des Revenans.

Jeune fille , méfiez-vous

Des revenans , des loups-garous ;

Au bois n’allez jamais seulette Pour y danser sous la coudrette ;

Car bien souvent les revenaus

Sont des vivans. ^794.

Nota. On peut $e $ervir de cet air comme de ceux placés aux coupet rigul'ùrea de 6 vers : il iu[fil pour cela d'ajouter i Mfllabes au 6*^ vers , en place du bis.

Air des Méprises par ressemblance. ,

Mon père avait dans sa jeunesse Pris de secrets engagemens ;

Il fut forcé par scs paréos De renoncer à sa maîtresse.

En pareil cas l’amour est bien puissant ,

Mais il est bien embarrassant. i54é

Air Savoyard.

Zannelte mountant à l’houspioe ,

D’ pour d’ tomber dans T précipice.

Un bieau jour appellil Zaoot ,

Boun gareboun , qu'aima fort rend* service.... £i zon’ et obé , la bcU’, ne montais pas là haut ; Lou pé vous glissera Leolôt. 177W

( Flisa , ou le Mont Saini-Bernord. )

Air auvergnat.

Combien j’ai douce soutenance Du joli Peu de ma naissance I Ma sœur, qu ils étaient beaux ces journ De France 1

O mon pays ! sois mes amours

Toujours! 1626.

(nomanctf de M . de Chûteaubriant.)

Airs sur la mê?ne coupe.

Compagne de ma tendre enfance , 1728.

Enfant de la ville prochaine , 1770.

Air d’une chanson de Paunard, .

Voir une mère , au déclin de scs ans ,

Plus que sa fille à l'alTilt drs amaus ,

C’est une comédie :

Si quelqu’un entreprend de guérir sa folie,

Jamais il n’y réus.iira ;

C'est un opéra. io4^. -

Air ; Dupont , mon ami

Je viens à regrtl ,

Aral , votis instruite De ce qu'en secret On raVst venu dire Vos créanciers en ce jour Veuleul vous jouer d’un tour. i55o.

Air d'une clianson de Bellcau.

Avril , riionneur H des mois Et des bois ;

Avril , la douce espérance Des fruits qui , sous le coton Du boulon

Nourrissent leur jeune enfance. iCî.î.

Même coupe.

Ici cliacun fait et dit , iSgS.

Air : I.ampons.

Allons , arlequin , joignons (b}s.)

Au plutôt nos compagnons, {bis.}

r.t concertons . sans remise ,

('elle grotesque entreprise.

Lampens, bunpons, t'amarade, lampons. 5aî.

Air : Lairc la , lairc lanlairc.

Savez-vous ce qu’en Occident ün dit dos femmes d’Orient?

On dit qu'on sait bientôt leur plaire , Daire lù , Uire lanlairc ,

Laire là ,

Daire lan là. i^^io.

Air : P.obin tu; lu c.

Du magistrat de Guibray Vous avez toute l’encolure.

— Aussi le suis-jc. — Est-il vrai ?

ïurelure :

La respectable figure!

Bobin , turelure. 5iG.

Air de Bomancp.

Je possédais la jeune Aglaure «

Mon ardeur semblait l’enflammer :

Mais elle cesse de m’aimer ,

Et moi, malheureux , j’aime encore!

O mon bonheur! ah! qu’es-fn devenu !

Il vaudrait mieux (bis) ne t’avoir pas cennu .’ i

Air Savoyard.

Aux montagnes de la Savoie Je naquis de pauvres parens ;

Voilà qu’à Paris on m'envoie ,

Car nous étions beaucoup d'enCans

Je n'apportais, hélas! en France Que mes chansons, quinze ans , ma vielle et l’espérancf . 5oo.

(Fanchon la Fiellente.)

Romance de M. Châtelain.

Hier , dans un joyeux délire ,

Je voulais chanter tour à-tour Des héros que chacun admire;

^lais je ne trouvai sur ma lyre Que chants d'amour ,

Que tendres chants d’.imour. jqSO.

Air : Yiendras-tu pas, loi ejuc mon cœur adore ?

Quand bon Zoïo s'en aller sur montagne Et faire si gne O petite compagne ,

Zadia courir

Tout à travers campagne ,

Chanter pour venir ,

Et sauter de plaisir. Cao.

{Les Ilabitans des Landes.)

Air d’Annette et Luhin.

Annette à l’àge de quinze ans Est une image du printemps : C’est l’aurore du hoo matin , Qui ne veut naître Et ne paraître Que pour Lubin.

Air sur la tnéme coupc.

C’est un propos, c’est un regard {du Tonnelier),

Air : Mon père a fait mon mariage.

On dit comm* ça qu’un militaire Qui r’rieDt triomphant de la guerre , Avec un mot flatteur Est sûr de nous plaire ;

Et moi, qui n’ai d'aut’ bien qu’ mon cœur « J'ai peur. 1780.

{Le ChàUau de mon oncle.)

Air de la Meunière.

£d revenant de Montauban , Par devant , derrière, J’aperçus un moulin à vent; Par derrière et par devant Je vis 1a meunière

Ou moulin à vent

Air d’Annette et Lubin.

Il était une filet Une fille d’honneur.

Qui pjaiieit fort à son seigneur- En son chemin rencontre Ce seigneur déloyal,

Uoolé sur son cheval ,

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