‹ La clé du caveauChapitre 33 sur 64 · ALLEMANDES · texte numérisé non relu

ALLEMANDES

Ancienneallcmande, ou vaudeville des Deux Jocrisses.

Eofans, que ce beau jour Couronne voire flamme.

Que l'amour de la frmme Soit payé de retour.

De c’te union là Bientôt viendra

Uu marmot qui me charmera ; Quand ma famille s'accroîtra , Mon bonheur doublera.

Enfans, etc.

Air de l’Allemande de Nicolas, ou de la contredanse de l’Amoureux de quinze ans.

Quel air audacieux !. . .

A leurs yeux.

Je les crois furieux.

Que veniez vous tous deux Chercher dans les états De Thoas ?

— C'est le secret des dieux ;

Tu ne le sauras pas. i6i5.

[Ritteries grerijjies.)

Nouvelle allemande, ou Air : Allons aux pics Saint - Gervais.

Renier publiquement Son propre enfant,

Quel cœur méchant 1 (Test effrayant 1 Renier publiquement Son propre enfant ,

C’e-i révoll.'mt 1

— Mais je u’en suis pas le jœi c ;

CVst ben vous qui l’avez fait- Je* ne connais pas sa mère.

\ — Air vous connaît.

Renier pulittquemeni, etc. S76.

Air d’une allemande de Mozart.

En tout pays ,

Connue à Pari* ,

Du vin fêlaieni le dieu.

Tel » avec audace ,

S’élève au Parnasse ,*

Qui , tout guilleret,

Ckaucelle au cabaret.

ViTre en main , etc. 77^- (t7nc Journée chei Bancetin.)

On danse l’allemande :

Par la gaîté ,

La volupté,

O pas fut inventé.

Faut-il danser ?

Pour commence!*

Le plaisir la demande;

Ses douv élans ,

Ses nœuds charmans Rapprochent les amans.

Allons, g?', l’allemande Commande Qu’on soit gai Et jamais fatigue.

A ce pas

Il f.uU que tout se rende ,

Sans ce pas,

Un bal n’a point d’appas I

En tout pays, etc. 1421.

{Panorama do 3/omus.)

Air (Tune autre allemande de Mozart ou vaudeville de liancelin.

Verre en main Que cliacun prouve Le délire qu’il éprouve.

Que demain Pliœbus nous irotive Le verre à la main. . . .

Veire en main , etc .

C’est en pareil lieu .

Qu'enluminant leur large face,

Grécourt et Cbaulieu

Air de l’allemande du Vaudeville en vendanges.

L’aurore Qui dore

La cime des forêts.

Dans l’ombre Moins sombre Lance ses premiers traits;

Bacchante

Piquante [

Et nymphes d’alentour {

Sommeillent 1. . .

Mais veillent Et Zépbyre et l’Amour.

Que de beautés 1 Quels amans seraient fidèles I Do tous côtés

Mes regards sont enchantés;

Plus je les vois ,

Plus je balance entre elles j

El je fais choix. . . 1

De toutes à-la>fois. j

On résiste en vain . I

Cw l’Amour est d’intelligence. j

Mais ce dieo malin

X’rfcl pas le dieu de la prudence. |

O cruel ileslin!

Flore s’approche en sUeDcc £1 s’enfuit soudain En m’accablant de sou dédain.

D’une îiile Fidèle

Je U suis en tous lieux 1 J'implore De Flore

Un oubli généreux.

Ma belle ('hunce)le ,

El pardonnant tout bas ■ D’ivresée Se laisse

Tomber entre mes bras.

D’un vol vainqueur J’enlève ma douce amie.

Et sur mon cœur Je sens palpiter son cœur.

Monter aux deux ,

C est voler vers ma patrie :

L'amant heureux X'esi'il pas l’égal des dieux D’ici voyez vous Autour de nous La salie entière ,

De tous ces tableaux Admirant la grâce légère.

J'entends les bravos Qui s’élèvent du parterre ,

El leurs doux concerts Me suivent encor dans les airs.

Je pense D’avanee Que si j’ai réussi,

Un père Sévère

Doit m'accueillir aussi- J’adore Ma Flore :

Daignez à votre tour »

Plus tendre ,

Entendre

La nature et l’amour. i5ss.

anglaises.

Anglaise ancienne.

Un esprit préseut t

Est un préseut I

De la nature.

De tout on se rit (

<V*cc lu présence d’esprit. i

Quand nn créancier Sur l’escalier Gronde et murmure ,

Loin de m elTrayer De ne pouvoir pas le payer ,

J'ui toujours tout prêt Maint quolibet Qui le rassure Et l'éblouit faut ,

Qu’il me prête encore en soxtanl.

Un esprit , etc. 787.

(F'outltviUe de Colalto.)

\oycv. {*j Sauteuse i55.

Anglaise moderne.

On peut appeler \

La vie une petite guerre : I ,

r , ... ; fftarus.

Le plus temeraire <

Un beau jour doit capituler. J

Je voyais jadis Nos étourdis.

Pris par mes charmes ,

Livrer, pleins d’ardeur.

Bien des combats à ma pudeur ;

Mais aux plus hardis Je ne rendis Jamais les armes :

Faut-Jl que mon cœur Trouve en vous son premier vainqueur

On peut appeler, etc. 84t.

(F audevitle des Epoux de trois jours.)

Yoyee la Sauteuse, page i55.

Nouvelle anglaise.

De ce bal dont la folie Fit , dit-on , les premiers (rais, Et Xberpsiebore et Tbalie Ont assuré le succès ;

Dans un superbe salon La beauté donne le ton ;

Elle y règne sous le nom De Clorinde ou de Marion.

Ces réunions nouvelles Offrent aux yeux étrangers Nos actrices les plus belles.

Nos danseurs les plus légers.

Brillante de mille attrdiu .

Dans ses amoureux Glets Zaïre prend un Anglais ,

Et Lisette un Ecossais.

En voltigeant à la rondo ,

Plus d'un minois séducteur .

Pour faire le tour du monde ,

N’a qu’à changer de danseur.

Dieux et moruls-confoudus Dans ces lieux sont bien venus;

Et sous les traits de Plutus ,

Midas cajole Vénus;

Psyché danse la gavotte Avec un prince autrichien .

Et Néron fait la bouillotte Avec un baron prussien.

Par vingt plaisirs balotlë ,

L’amateur court enchanté ,

Du billard à la beauté ,

De la walse à l'écarté ;

A Rose il conte fleurette ,

U risque au jeu son ccu ,

Trop heureux s’il ne regrette Que le temps qu’il a perdu.

3Iais le bal tire à sa fin. . .

L'aurore parait enûn ;

On se quitte avec chagrin.

L’amour allait si grand train !. . .

Adieu , femme aimable et belle ,

Arbitre de mon destin;

Adieu , soyez-inoi üdèle ,

An moins jusqu’au bal prochain. i563.

{Un Bal bourgeois.)

Air sur la même coupe.

Quelle eftVoyable journée ! ( Monsieur Partout , ou Un dimanche à Passy. ) i j5o.

Autre Anglaise nouvelle.

Ou Air : Sortez à l’instant, sortez , ou bien Paris est comme autrefois.

Le perruquier du quartier Médil du cabareiier ,

Qui médit du fruitier,

Qui médil du cbarcutier ,

Qui médit du papetier,

Qui médit du ferblantier.

Qui médil du bottier ,

Qui médil du cafetier ,

‘ La vieille mercière Dit que le libraire Fut jadis, à Chàlons,

Marchand d'habits vieux galons;

Et notre portière Dit que la laitière Vend son lait bien plus eher Au vieil huissier qu’à son clerc Le chapelier dit tout bas Que du cordonnier Thomas,

A Marbeuf , la moitié Trouva chaussure à son pié ,

Et la femme au cordonnier Dit tout haut qu’au chapelier Un sous'cbef de bureau Donne un fort vilain cliapcau.

J’entends dire à la lingére Que notre propriétaire Befuse à sa ménagère

Scball , robe et souliers ;

J'entends dire à rberhorisle Que U femme du dentiste Mange volontiers A deux râteliers. . .

( iS8 )

Bref, de notre cher quartier , Cancanner est le métier ;

Chefs , commb , fabricaos ,

Ne vivent que de cancans.

On cancanne en déjeûnaot,

On recancaone en dînant ,

C’est cancan sur cancan ,

Qui finiront , Dieu sait quand 1 I74J* [Les Maris sans Femmes.)

Autre anglaise.

Quand l’Amour nous guide , \ Tout va bien ; sous un tel précepteur , I La plus timide /

Bientôt n'a plus peur. I

Sexe dangereux,

Que je redoute , ^

A mon âge on craiut sans doute Deux beaux yeux Plus que les feux D’une redoute.

Mais qu'Amour nous guide , Que sa flamme échauffe notre cœur, La plus timide Bientôt n’a plus peur.

{Cai’oiine.)

Frai liinbre.

Moi j’aime la danse. i584.

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