lll'i q. II, a. 6, ad
Il y a encore union substantielle lorsque les substances unies ne font qu'une seule nature, comme v. g. dans riiomme *. Cette union s'appelle naturelle ou essentielle. Il est de foi qu'en Jésus-Christ l'union de la nature divine et de la nature humaine et l'union de l'âme et du corps sont toutes les deux substantielles. Or, l'une est personnelle seulement, et l'autre naturelle. Pour qu'il y ait union essentielle, deux conditions sont requises : 1^ que les substances unies soient incomplètes, au moins in specie\ 2^ que l'une d'elles informe l'autre et lui communique son être spécifique et le principe de ses opérations. En d'autres termes, il faut que ces substances, dont le nombre ne peut pas dépasser deux, soient unies comme matière et forme, comme nous l'expliquerons plus loin. C'est l'union de l'âme et du corps dans l'homme, et, d'une manière générale, des principes qui constituent tous les composés naturels.
VI. Le Continu. — De ce que nous venons de dire, il résulte que la notion du continu diffère essentiellement de celle de l'agrégat ou de la quantité discontinue. Dans l'agrégat, les parties sont séparées de fait et chacune d'elles jouit de son individualité propre ; leurs limites sont réellement distinctes et la fin de l'une ne se confond pas avec le commencement de