IlPq., II, a. 1, ad
l'autre. Dans le continu, au contraire, les parties du tout ne sont pas limitées par des limites propres à chacune de ces parties. « Il y a continuité, dit saint Thomas, lorsque les extrêmes sont identiques : Continua sunt quorum iiltima sunt unwn^. » La distinction des parties n'est pas complète, et l'on ne saurait les compter, parce qu'il n'y a pas un point où l'une finisse et un point distinct où l'autre commence ^. Elles ne pourraient être comptées qu'autant qu'elles seraient séparées et enfermées dans les limites propres à chacune d'elles. Mais alors on n'aurait plus le continu ; on aurait le contigu ou l'agrégat. Cette notion du continu est très importante, soit pour comprendre l'unité des composés naturels, soit surtout pour expliquer la vie dans les substances composées. L'unité de tous les composes naturels, homme, animal, etc., est essentielle et non point seulement accidentelle. Avec l'agrégat, de quelque nom qu'on appelle les parties unies, il n'y a pas d'unité essentielle et la vie est impossible, parce que l'unité est l'indivision de l'être. Là où il y a division réelle, il y a multiplicité d'êtres et non pas un seul être. D'autre part, il n'est pas possible qu'un même principe vital informe des substances séparées.
L Jn lib. IV, Phijsic, lect. \^.
2. Cfr. Liberatore, Instiiutiones philosophiœ. Cosmologia, la p.^ c. ri, a. 1.