‹ La Clef de la philosophie scolastiqueChapitre 53 sur 89 · In II Dist., XXX, q. II, a. 2, sol · texte numérisé non relu

In II Dist., XXX, q. II, a. 2, sol

par elle-même une chose en acte, puisqu'il est de l'essence de la forme d'être acte, et qu'elle ne donne pas Fetre par un intermédiaire quelconque. Par conséquent, l'unité d'une chose composée de matière et de forme provient de la forme, laquelle est unie par elle-même à la matière comme son acte. Et il n'y a pas d'autre cause d'union que l'agent qui fait que la matière est en acte, comme le dit Aristote {Metaphys. lib. VIII, text. 15) : Sic dicitur aliqui\]^mi quomodo ens ; fonnaaiitemper seipsam facit rem esse in actu, cwn per essentiam siiani sit actiis, nec dat esse per aliquod médium, Unde imitas rei compositœ ex materia et forma est per ipsam formam, quœ secundum seipsam unitur materiœ ut actus ejiis. Nec est aliquid aliud uniens nisi àgens quod facit materiam esse in actu^ ut dicitur in VIII, Metaphys.y lect. 15 1. »

Ce qui constitue une chose ce qu'elle est essentiellement, est le principe de son unité. Dans les corps, le principe spécifique est la forme substantielle ; elle fait participer la matière, par elle-même indéterminée , à sa nature et à son existence, et forme ainsi avec elle une seule essence et un seul suppôt. Un corps est donc une substance composée de deux principes substantiels incomplets , la matière et la forme, unis immédiatement.

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