CRÉPUSCULE
soleil parla réfraction et la diffusion dans Tatmosphère, alors qu'il est à moins de 1 8 degrés au-dessous de l'horizon. Le crépuscule est l'aurore du soir, ou mieiix l'aurore est le crépuscule du matin. Si Talmosphère n'existait pas, le jour succéderait à la nuit et la nuit au jour instantanément. Grâce à l'atmosphère, au contraire, nous ne passons que peu à peu, et par une gradation insensible, du jour à l'obscurité, de robscuritô au jour.
1345. Quappelle-t'On courbe anticrépusculaibe ? — La courbe limite de la projection dans l'atmosphère de l'ombre de la terre éclairée par les rayons du crépuscule du matin ou du soir.
Lorsque le soleil est sous l'horizon, le cône lumineux formé par les rayons qui rasent tangentiellement la* terre, prolongé à travers toute l'atmosphère supposée sphérique, et modifié par les réfractions qu'il subit, trace en sortant des dernières couches un cercle qui sépare les régions aériennes directement illuminées de celles qui ne le sont qu'indirectement; cette courbe limite est la courbe anticrépusculaire. Elle se montre vers l'horizon oriental quand le soleil se couche, et vers l'horizon occidental quand il se lève.
1346. Quappelle-t'On les TEimEs de V aurore ou du crépmcule? — Les teintes de la courbe crépusculaire. Cette courbe n'est pas une ligne tranchée, mais un secteur ou une surface circulaire d'une certaine étendue, nuancée de diverses teintes se succédant de bas en haut dans Tordre suivant : rouge, orangé, jaune, vert, pourpre rosâtre, bleu grisâtre, rougeâtre.
1347. Qu'appelle-t'Oni^xYo^s crépusculaires? — Les faisceaux luminenx blancs ou colorés qui pénètrent dans ratmosphère à travers les échancrures des nuages, le plus souvent des cumvlo-stratus^ interposés entre le soleil couchant et l'Qeil de Vobservateur. Quelquefois ces arcs lumineux semblent rayonner du soleil et former une sorte de gloire de saint à larges rayons divergents. Quelquefois, au contraire, ils se dessinent sur le ciel comme de grands cercles convergents qui vont se couper au point du ciel diamétralement opposé au soleil. Cette divergence et cette convergence ne sont qu'apparentes, en réalité les rayons sont parallèles ; cette illusion a la même cause que celle qui nous montre convergentes les deux rangées parallèles d'arbres qui bornent une avenue.
1348. Qu^appelle-t'On bandes polaires? — Une distribution particulière de lumière qui dessine sur une couche de nuages un arc en apparence circulaire, quelque peu semblable, par sa forme et son orientation, aux arcs des aurores boréales.
S s. — Réfraetlon extraordinaire et mirage*
1349. Quappelle-t-on réfraction astronoboqde? — La déviation que la lumière venue des astres subit dans son passage à travers les couches successives de Tatmosphère terrestre, et qui nous fait voir ces astres plus élevés au-dessous de l'horizon qu'ils ne le sont réellement. Elle est rigoureusement nulle quand l'astre est au zénith ; elle croît à mesure que l'astre descend vers l'horizon.