‹ La clef de la science, our les phénomènes de tous les joursChapitre 35 sur 217 · ACTION CHIMIQUE · texte numérisé non relu

ACTION CHIMIQUE

quide, et rend latente, par conséquent, une certaine quantité de chaleur. Il est vrai que la dissolution du sel dans Teau est une sorte de combinaison ou d'hydratation qui devrait engendrer un peu de chaleur; mais le refroidissement dû à la liquéfaction l'emporte, et, si cette liquéfaction est très-rapide, si, par exemple, au sel marin on substitue un sel plus soluble, le chlorhydrate d'ammoniaque, la température du mélange réfrigérant sera beaucoup plus basse encore. Dans ses charmantes glacières artificielles à rotation, comme aussi dans ses appareils réfrigérants ou frappe-boissons, M. Toselli fait usage d'un mélange de carbonate de soude et de nitrate d'ammoniaque.

179. Pourquoi la vapeur fait-elle une brûlure p/u^ forte que celle de Veau bouillante ? — A masse égale, c'est-à-dire que si deux poids égaux, l'un d'eau bouillante, l'autre de vapeur à 100 degrés, venaient en contact avec la peau, la brûlure produite par la vapeur serait plus forte, parce qu'elle renferme plus de calories; mais, comme en raison de sa faible densité la masse de vapeur en contact avec la peau est toujours beaucoup plus petite, la brûlure à l'eau chaude est plus redoutable. La vapeur saturée ou aqueuse que l'on reconnaît à sa teinte blanche cède facilement son calorique et brûle énergiquement; la vapeur sèche et surchauffée qui se montre bleue cède difficilement son calorique, et brûle peu ou beaucoup moins.

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