Décrivez'la stroctore de /a flamme d'une chaHdelle
Elle a quatre parties:
1° La BASE, dans laquelle on remarque un petit calice d'un bletf foncé (a) ;
2" Le CENTRE, qui est un espace obscur qu'on aperçoit aisément à travers l'enveloppe brillante (6) ;
3° La PARTIE BRiLLAHTE, OU la flamme proprement dite, qui entoure l'espace central (e) ;
4° La DERNIÈRE ENVELOPPE, peu lumîneuse, dans laquelle la corn- | bustion des gaz s'achève, et où j la chaleur est la plus intense {d} .
316. Pourquoila partie inférieure delaflamme estelle d'un BLEU foncé? — Parce que : 1' c'est la partie la plus chargée de vapeurs et de gaz ; — 2' la température n'y peut jamais s'élever beaucoup, à causede la do-
latilisation abondante du suif^ de la cire ou de rhuile^ etc., qui se fait dans cette portion de la flamme; — 3° elle contient fort peu de carbone incandescent y qui donne la couleur blanche à la flamme.
317. Qu^est-ce que riiscANDEscENCE? — L'état d'un corps solide dont la chaleur est portée jusqu'au blanc,
La chaleur rouge commence à la température de 523 degrés ceoli- "rade ; la chaleur blanche^ à 1 300. La plus grande que l'on ait observée rst de 13 941 degrés centigrade.
318. Pourquoi le centre de la flamme est-il obscure — Parce qu'il renferme une certaine quantité de gaz hydrogènes carbonés provenant de la distillation de la matière grasse, et qui échappentà la combustion, ainsi (|ue des molécules de charbon provenant de la mèche.
319. Pourquoilesgaz, dans /e centre de la flamme^ échappent-ils àla cobibustiqn? — Parce qu'ils sont hora du contact de Vair, et que Tair est absolument nécessaire à la combustion.
320. Pourquoi la flammeproprement dite^ qui entoure r espace central j est-elle /a p/t^ lumineuse? — Parce que c'est là que brûle à la faveur de l'oxygène de l'air la majeure partie des gaz nés de la distillation, et que cet espace renferme en outre du carbone très-divisé, qui devient incandescent^ et qui donne à la flamme une plus grande clarté;
321. Pourquoi l'enveloiype extérieure de la flamme est-elle moins lumineuse que le cône intermédiaii^ef — Parce que le carbone incandescent s'y combine trop vite avec l'oxygène de l'air, et se transforme en acide
carbonique, avec gain de chaleur, mais avec perte de lumière pour celte troisième zone.
322. Pourquoi le bout d'une mèche, lorsque celle-ci est longue ou recourbée^ est-il rouge, tandis que le reste est noir? — Parce que le bout de la mèche, sorti du cône obscur et arrivé au contact de Tair, brûle seul comme un corps solideavec lumière, mais sans flamme, tandis que le reste charbonne seulement.
323 . La partie la pbis chaude de la flamme n'est-elle pas aussi la plus lumineuse? — Non ; la seconde zone, celle qui entoure le cône obscur, est la plus lumineuse ; mais la troisième zone, ou V extérieur de la flamme, donne la chaleur la plus intense.
La chaleur de la flamme n'est pas toujours en rapport avec rioteusité de sa lumière. Par exemple, la flamme de l'hydrogène bicarboné ev4 bien plus dense et plus brillante ^\xt celle de l'hydrogène pur; et cependant cette dernière répand plus de chaleur que la première. La flamme qui produit la plus haute température est celle qui résulte de l'inflammation du mélange d'un volume d'oxygène et de deux volumes d'hydrogène, et cependant celte flamme est à peine visible à la lumière du jour.
324. Quest-ceque la lumière? — Objectivement ou en elle-même et suivant la théorie la plus accréditée, la lumière est un mouvement ondulatoire de Fétherou milieu éthéré ; subjectivement la lumière est la sensation spéciale, sui generisy que nous percevons par Torgane de la vue. Les corps lumineux, le soleil, les étoiles, les flammes, etc., sont les corps qui jouissent de la propriété de mettre en vibration Féther ou fluide lumineux. Il n'est pas toute fois improbable que les phénomènes de la lumière puissent s'expliquer, comme le veulent M. Seguin^ M» Grove et d'autres physiciens distingués^ par des atomes matériels sem^
blables à ceux qui, unis et cohérents, forment la matière pondérable, mais libres dans l'espace et animés de vitesses énormes, sans qu'il soit nécessaire d'admettre l'existence d'un milieu spécial ou fluide éthéréqui n'est encore qu'un fluide hypothétique.
325. Comment les vibrations ondulatoires de Véther lumineiup peuvent-elles produire la sensation de la lumière? — De même que le son nait des vibrations ondulatoires de l'air atmosphérique frappant les oreilles, la lumière peut naitre des vibrations ondulatoires de Yéther lumineux frappant les yeux.
326. Qu est-ce que Téther lumineux dans ïidée de ceux qui admettent son existence comme réelle f — Un fluide impondérable d'une densité presquenuUe, d'une élasticité presque infinie, qui remplirait tout l'espace et pénétrerait tous les corps.
327. Pourquoi Vhuile d*une lampe ou le suif d'une CHANDELLE allumés brûlent'ils? — Parce que la chaleur de la mèche allumée distille la matière grasse, la décompose et la transforme en gaz combustibles qui s'unissent avec l'oxygène de l'air.
328 . En QUELS GAZ la cire, V huile ou le suif se transforment-ils par r effet de la chaleur? — En hydrogène et en hydrogènes carbonés. 1* Vhydrogène de la chandelle, se combinant avec l'oxygène de l'air, se transforme en vapeur d^eau; — 2* le carbone de la chandelle, se combinant avec l'oxygène de l'air, se transforme en acide carbonique.