LA CLFF DU CORAN
Dziri. Que l'ont donc fait les Mccquois, les juifs cl les chrétiens?
NtGiti ssK. Que votre servante trouve grâce devant vous, seigneur, vous le savez bien tons. Le noir qui se tient là, coi, dans la jouissance apparemment de son étrenne, trop égoïste pour m'y faire participer, aurait bien pu dire un mot en faveur de la pauvre Fatouma. Il a été témoin de la peine qui a bouleversé mon âme, au récit qu’il m’a fait de votre entretien. Oui, je croirais n’elre plus musulmane, si je cessais de maudire ces infidèles d’avoir, par leur obstination, obligé Mahomet de recourir au mensonge. Je sais bien, Frach me l’a dit, que le prophète a obtenu dispense; mais son cœur, naturellement droit, n’a certainement pu se déterminer qu’à regret à un tel expédient.
Dzini. Louange à Dieu. Homme et femme, mes esclaves, des ce moment je vous déclare libres, vous et vos enfants. Frach, sers le déjeuner.
Les deux époux tressaillent de joie, baisent la main de leur maître; Frach l’arrose de ses larmes.
C\nr. la Frach, Mahomet, que la bénédiction de Dieu soit sur lui! t’a sauvé.
Frach. Ceci aussi (en tirant de dessous son burnous une amulette où sont écrits quelques \ersets du Coran); ça n’a jamais menti, ça.