‹ La clef du Coran, faisant suite aux Soirees de CarthageChapitre 26 sur 46 · LA CLEF DU CORAW · texte numérisé non relu

LA CLEF DU CORAW

vue de la science, soit au point de vue de la logique, soit au point de vue de la morale, ce passage, à coup sûr, est le langage de l'homme.

d’eau douce, et dans sa marche il dépose des eaux dans toutes les maisons. Sur ce fleure s'élève uo pont couvert de lames d’airain, dont chacune a quarante-six coudées de long et quarante-trois de large. Entre la porte du roi et la porte d’or s’étend un espace de douze milles. D’orient en occident s’étend aussi un marche dont la toiture d’or est soutenue par des colonnes d’airain. Près de ce marché il en est un autre où se rendent tous les marchands. On dit qu'il y en a lin troisième, construit sur des colonnes d'airain, dont chacune a trente coudées de haut Entre ces colonnes est uu canal d'airain dans lequel pénétre une langue de la mer. C'est aussi dans ce canal qu’entrent les navires chargés de marchandises destinées à approvisionner la ville. Les marchandises sont exposées sur la place publique; chacun achète ce qu'il veut, et se relire au loin. Dans l’enceinte de la ville s’élève une église dédiée à saint Pierre et à saint Paul : c’est lé que ces deux apôtres sont ensevelis; ils attirent un grand concours de pèlerins. On rapporte des choses admirables sur l’un et sur l'autre apôtre. Cette église a mille cinq cents coudces de long et deux cents de haut. Tout prçs est une autre église dédiée à saint Etienne, premier martyr, longue de six cents coudées, large de trois cents et haute de cinq cents : toiture, murs, parvis et r roi sers, tout est formé d'une seule pierre. On compte dans la ville beaucoup d’autres églises et mille monastères, tant pour les hommes que pour les femmes qui se consacrent à la vie monastique. Le long des murs d’enceinte de la ville s'élèvent trente mille colonnes. Dans l’intérieur on compte douze mille places publiques. Sur chaque place sont deux bassins, dont l’un fournit à la boisson, et l’autre est pour l'agrément. On y compte aussi douze mille marchés, dont chacun est traversé par deux canaux pour l'écoulement des eaux; tous ces marchés sont pavés de marbre blanc; des colonnes d’airain, soutiennent ia cou-

Dzinr. La règle paraît sûre. Passons à l’application.

verturc de lames de même métal. La ville possède en outre sept cent soixante bains.

«Le samedi, dès le premier degré de la déclinaison du soleil, tout le monde sur lotis les marchés suspend les affaires jusqu'au coucher du soleil du dimanche, jour de fête chez les chrétiens. Rome possède aussi des collèges où l’on enseigne Ie3 diverses sciences : la médecine, l'astrologie, la philosophie, la géométrie, etc.; ces établissements sont, dit-on, au nombre de cent vingt. Il y a aussi une église, dite de Sion ; elle est faite sur le plan de l’église de Sion de Jérusalem; l’étendue en est de douze mille coudées carrées; la hauteur, de deux cents coudées. Au milieu est une cour sub (Un, d'une étendue de trois mille quatre cent quarante-quatre coudées carrées. L’autel sur lequel on sacrifie, est d’émeraudes; il est soutenu par vingt statues d’or, hautes de trois coudées; leurs yeux sont d’hyacinthe. L’église a mille deux cents portiques en marbre brillant, autant en airain doré. Chaque portique, de cinquante coudées de long, est réservé à un évêque. Dans la même église, on compte deux cents portes d’airain et quarante en or ; il y a encore plusieurs portes en ébène et en ivoire. Des lambris pendent trente mille chaînes d’or qui soutiennent autant de lampes, sans compter celles qu’on allume le jour du dimanche. Le personnel qui vit des rentes de cette église, évêques, ministres et autres, s’élève à cinquante mille; quand il meurt un membre, il est remplacé par un autre. On y compte dix mille urnes, dix mille tables d’or, dix mille calices d’or, dix mille chandeliers d'or; les candélabres qui entourent l’autel sont an nombre de sept cents, tous en or. Les croix qui servent le jour de la fête des palmes, sont au nombre de trois mille; de plus, une infinité de croix en fer et en airain sculpté. Celte église possède dix mille livres de prières, dont les couvertures sont d’or et d’argent ; snr tous sont peintes les images de tous les prophètes, depuis Adam jusqu’à Jésus-Christ, y compris

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