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répond pour lui ou le corrige quand il fait quelqu’erreur.
D’après cette méthode, un élève doit apprendre le latin et le grec dans deuxou trois ans, de manière à lire César, Tite-Live, saint Jean Chrysostome, etc. etc.
Au reste, les faits prouvent mieux que tous les raisonnements. M. le Grand-Vicaire Racine acceptant le système de M. Leroy dans son collége de Chicoutimi, en fera bientôt connaître les avantages et convaincra, sans aucun doute, les plus incrédules qu’il est temps de modifier notre méthode d’enseignement.
S'il m'est permis de donner un conseil à M. Leroy, c’est d’endurer la critique. Il ne convaincra pas ceux qui ne veulent pas voir ou ne veulent pas entendre. Qu'il lui suffise d’avoir l'approbation et l'appui de tous ceux qui ont sincèrement à cœurle progrès de l’enseignement dans le pays.
P. TREMBLAV, ‘ Député de Chicoutimi.
Extrait du Yournal de Québec, 17 avril 1875.
Nous assistions, mercredi soir, à une nouvelle épreuve du système Leroy qui est destiné, Comme nous l'avons dit, à révolutionner l'enseignement à tous ses degrés. u
La salle était remplie et on y remarquait des
o dE “membres du clergé et des citoyens qui, à divers titres, s'intéressent À l’enseignement.
Le problème était ainsi posé par M. Leroy :
‘ Ces jeunes enfants qui n’ont que sept mois d'étude, vous expliqueront César à livre ot :.??
“On conviendra que c'était là un engagement asar-
deux, en apparence du moins, et une entreprise
difficile, sinon audacieuse à accomplir ; ‘et, cependant, ceux qui assistaient à l’examen, ont pu se
«convaincre que le professeur n’avait pas trop proinis ; car, lorsque les interrogateurs avaient indiqué un chapitre quelconque dans César, l'élève faisait d’abord la construction du latin pour le mettre en harmonie avec la phraséologie française, et traduisait ensuite avec aisance, et, si le mot français manquait quelquefois, c'était simple affai * de mémoire,
Le secret de ce mode d’enseignement se tivuuve surtout dans la simplicité mécanique et le petit nombre des règles de construction, dont la découverte appartient à M. Le:oy.
Les élèves, à l’aide des tableaux dont nous avons déjà parlé, ont appris, en s'amusant, les déclinaisons des noms, les conjugaisons des verbes et les règles générales de la syntaxe; et, à l’aide des règles de construction, sans faire un effort d’esprit, sans s'occuper du sens, ils arrangent, pour ainsi dire mathématiquement, la phrase qu'ils traduisent ensuite avec la simple connaissance des mots.
Et, avec ce procédé, ils ont fait, mercredi, ce que feraient difficilement les élèves des classes élevées dans nos colléges. \
PARU OC na rE ME
L'examen de mercredi a été, pour M. Leroy, un nouveau triomphe et les professeurs de nos divers colléges ont pu se convaincre, par leur expérience, que nous n'avions rien exagéré. Forcément, ce système doit modifier leur enseignement s'ils tiennent à ne pas être dévancés dans la carrière.
Déjà, les préjugés contre toute innovation, dans un système plusieurs fois séculaire, disparaissent, et de hautes autorités enseignantes sont venues, tour à tour, encourager l’œuvre féconde du jeune et courageux professeur.
Le niveau de l’enseignement baisse en France d’une manière décourageante, s’il faut en croire un juge aussi compétent que l’illustre évêque d'Orléans. Est-ce indifférence chez les professeurs et les élèves ? Est-ce longueur trop grande du cours classique et découragement quand le mouvement de tout le reste est si rapide autour d’eux. C’est peut-être toutes ces choses à la fois.
Il est donc important de trouver le secret de. mettre l’enseignément en harmonie avec ce mou- . vement général de la vie intellectuelle, et ce secret, nous le croyons dans la sincérité de notre âme, M. Leroy l’a trouvé dans son système si simple et si fécond d'enseignement, venant, sur les bords du Saint-Laurent, nous donner la preuve que ‘‘ nul n’est prophète dans son pays.” Mais l’écho de ses succès sera entendu sur les bords de la Seine et la France, convaincue à son tour, nous empruntera ce que l’un de ses fils nous aura donné.
J. CAUCHON, député de Québec-centre.
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