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rencontrer sur sa route quand on doit marcher en avant.
Et, cependant, les études, dites classiques, par elles-mêmes, ne poussent à rien. Si, au sortir du collége, on s’en tient là ; si l’on ferme ses livres de classe et qu’on ne s’en occupe plus, on oublie à peu près tout ce qu’on savait ; 1l en reste bien peu de chose. Si, au contraire, on continue à travailler dans le sens de ces mêmes études, et, arrivé à l’âge
d'homme, si, trompé par la fausse direction que
l’on donne aux enfants, on persiste à aimer, étant homme, ce que l’on aimait étant enfant, on s’aperçoit vite que l’enseignement classique est une cruelle plaisanterie et une dangereuse chimère. Alors, à quoi bon tant se fatiguer dans des études qui, par ellesmêmes, ne rendent pas l’homme meilleur. Car enfin, les gens instruits, par cela seul qu'ils nnt la tête bourrée de latin, de grec, d'histoire et de mathématiques, sont:ils meilleurs que les autres? je dis carrément non. A moins d’avoir une vocation bien déterminée pour les carrières qui exigent de l’homme un entier dévouement, ils sont, par rapport aux autres enfants, dans une position inférieure parcequ’habitués à ne pas compter avec les réalités de la vie, ils ne les connaissent pas. Tant qu'ils vivent dans un monde à part, où tous leurs besoins sont satisfaits, ça va bien; qu’ils sortent de là, ils se heurtent au moindre obstacle, Ce ne sont pas des gens pratiques, et comment le seraient-ils avec l'éducation qu’on leur donne ? É Cette éducation est absurde, et le seul principe que l’on puisse entrevoir dans l’organisation actuelle
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des études, c’est qu’elles doivent durer dix ans. On en fait un dogme, mais ce dogme n’est pas de Dieu. En somme, le mal est dans l'éducation, dans votre éducation, dans cette éducation dont Mgr Dupanloup a dit et, avec raison, que c’est la plus intoléra- : ble tyrannie qui ait jamais existé.