Ù PREMIER POINT
Fev vais d’abord établir qu’à cinq ou six reprises différentes, de 1876 à 1879, avec une insistance qui pouvait paraître ridicule, mais qui ne l'était pas, j'ai dit et redit, sur fous les tons, que le Rév. Père Arnauld, de la congrégation des Oblats, était l’élu de Dieu pour l'évêché de Chicoutimi; je montrerai ensuite, qu'après toutes les démarches que j'ai faites, pendant dix-huit mois, auprès de son Exc. Mgr. Conroy, légat du pane au Canada, pour le convaincre de l'obligation où il était d’interposer son autorité, sa mort, arrivant le jour même du sacre de Mgr. Dominique Racine, premier évêque de Chicoutimi, cette mort, dans les circonstances où elle s’est produite, esf #n coup de Providence qui suppose les miracles et les résume tous.
Preuves à l'appui
Je ne réproduirai pas tous les documents que Jai entre les mains parce que l'argent dont je dis-. pose ne suffirait pas pour cela ; il en est, d’ailleurs, qui n'ont plus aujourd’hui qu'une importance secondaire et que je me contenterai d'indiquer. Tels sont, par exemple, plusieurs numéros du journal ‘‘ Za Volonté, ” que, de temps à autre, de 1876 à 1879, j'ai fait distribuer gratuitement dans Québec. ‘Je sais qu’un bon nombre de personnes l’ont conservé.
Dans un de ces numéros qui a paru le r4 octobre 1876, et où, pour la première fois, sansle nommer cependant, je fais allusion au père Arnauld, il y a cette phrase que mes articles postérieurs rendent bien claire : “ Dieu est puissant et il ne s’occupe guère des vues souvent étroites de ses petits serviteurs. Il n’aime pas qu’on empêche le bien de se faire, et le jour où j’ai mis mon système entre ses mains, il a placé sur ma route l’homme qui-a la volonté et qr'i bientôt, je l'espère, aura la puissance de m'aider... Et plus loin j'ajoutais : Si vous ne voulez pas des armes que je vous offre, d’une réforme qui est devenue nécessaire à notre époque et qui assurerait le bonheur, l'avenir et rnême le salut des enfants bien autrement que ne l’assure ne éducation, laissez au moins les autres en pro-
ter. ÿ
Il faut dire qu’à cette époque on avait trouvé moyen de m'empêcher d'écrire sur les journaux quotidiens, et que, dès lors, j'étais à peu près sans action. {