‹ La clef du mystère [microforme]Chapitre 3 sur 58 · P. LEROY · texte numérisé non relu

P. LEROY

La page à laquelle je faisais allusion tout à l heuré

et que je vais maintenant reproduire en l’'abrégeant..

mériterait d’être citée tout au long; mais je suis

obligé de me borner à des extraits qui suffiront, je pense, à montrer que je tends au même but que M. Jules Simon et que, grâce à mes travaux, la grande réforme dont il parle, ést désormais un fait accompli.

M. Jules. Simon exposant en effet de quelle manière défectueusé et irrationnelle se fait aujour-. d’hui une classe, et de quelle manière elle devrait logiquement se faire, s'exprime ainsi: “ L'élève, ‘ dit-il, verra ses camarades à l’œuvre. Ces procé- “ dés de l'intelligence qu'il n’est point capable

‘ d'observer directement en lui-même, il n'aura.

‘ point dé peine à les suivre sur son voisin cher- ‘ chant tout haut devant lui. Dix bonnes copies, ‘ lues en classe, ne valent pas la vue immédiate # d’un bon esprit qui travaille à découvert. L’ou- “ vrier n’apprend-il pas son métier en regardant “ travailler son patron et ses compagnons ?

Ge

D Ainsi l'activité, le mouvement, l'attrait se subs- … tituent à la somnolence et à l'ennui, On attend rt . “ Fheure de la classe ; vn ne s’ y borne plus à ÉCOU- “ ter, on parle; et, quand on écoute, c’est en se #6 pan à payer soi-même de sa personne. :

‘* Aujourd’hui, c'est à l'étude surtout que l'élève

6 travaille, puisque c’est là qu’il fait ses devoirs, et : “que, dans la classe, il n’a plus qu'à écouter. La : “classe est surtout consacrée à: la dictée des =. # devoirs pour le lendemain et à la correction des * #f devoirs de la veille. L'élève y ést purement passif. # C'est moins une classe qu’une inspection, Le ! ,. professeur s'assure qu’on a travaillé. La correc- © Æ

Re « tion des devoirs n’intéresse jamais qué celui qui

St sa copie; elle n’instruit pas les autresiet D | | # p’excite pas même leur attention. L’explication ; . #.des auteurs est étouffée par la récitation, la dictée,

“€ Lx correction ; c’est à peine si elle dure quinze à

“yingt minutes. Elle devrait être le fond même

“ de la classe ; c’est le seul moment où l'élève tra- | je

. “/vaille réellement sous les yeux de ses condisciples | Me 1 ‘et sous la direction de son maître. Ce temps : est “ d'activité qui est si peu de chose dans nos classés, . “devrait être tout : « serait la grande réforme.” bie “Eh bien ! cette grande réforme que demandejM. lon Jules Simon, je crois l'avoir accomplie, et, dans : tan quelques minutes, j'espère le prouver ; mais je . sers &iens, dès maintenant, à vous faire sentir l’analogie … pro

. qui existe entre mes idées et celles de eet homme “pou si remarquable comme professeur. Nous exprimons ‘ner les mêmes pensées : lui. dans une magnifique amphi- ver fication, moi, dans une seule phrase que voici: "-bler

% La méthode nouvelle diffère du système actuellement ‘ nité

cm.

- suêvt en ce que le professeur, au iteu dé corriger des . devoirs faits en dehors de lui, préside au travail. de |

l'enfant et peut ainsi résoudre ses difficultés à mesure qu’elles se produisent.” Cette phrase est placée à: la fin d’un petit livre qui a été imprimé à Lyon, en 1873 ; mes premiers travaux datent de 1869. Car

il y a déjà six ans que je travaille, (Dieu sait dans

quelles conditions !) sans avoir jauals reçu que de : froids compliments.

Sans doute, j j'avais. foi qu’un jour on me end justice ; mais, si grande que soit cette conviction, il y a des moments où, fatigué de la lutte, l'homme qui marche én avant sur une route inconnue, s’arrête désolé sur le bord du chemin. Il faut alors

qu'une voix amie se fasse entendre et dise au pau-

vre voyageur : al'ons, courage, debout et marchons, l'avenir est à nous! Cette voix amie a élé pour

* moi celle de l'honorable M. Ouimet, ministre de YInstruction Publique de la province de Québec, et :

je dois le remercier publiquement devant vous, Messieurs, de n’avoir pas- dédaigné l’étranger- qui est venu s'asseoir au foyer du peuple canadien.

Si je n'avais trouvé auprès de lui un accueil

bienveillant, c'en était fait. Je renonçais, et pour.

longtemps, à compléter l’œuvre à laquelle j'ai pourtant consacré mes plus belles années. Mais il n’en sera pas ainsi, et jai l’espérance d'obtenir de lui la

protection que je sollicite et qui m'est nécessaire 4 pour continuer mes travaux avec fruit et les termi-

ner en peu de temps. Non, il ne voudra pas enlever au Canada l'honneur d’une réforme incontesta- . blement utile, d’une réforme qui intéresse l’humanité entière.

“ve nl faudrait ! ici iéer si la chose était bosible, la M 3. partie de la conférence qui à eu pour but de Mon- “strer aux personnes présentes, le 30 avril au soir, à

. l'Ecole Normale, comment procède le maître avec ses élèves ; mais on ne saurait, dans-un livre, … daguerréotyper convenablement la physionomie

propre à une leçon de ce genre.

Je renvoie donc le lecteur à l'exposé de la méthode, tel qu'il a été fait, le 8 de ce mois, à MM. HQE : es professeurs du séminaire, On trouvera aussi, plus loin, les différentes appréciations des journa- . listes qui ont assisté à la séance. Elles sont toutes

‘5 assez favorables.

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