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dans cette partie du pays que les Oblats ant arro- . sée de leurs sueurs et qui a été tout entière colo-. nisée par eux.
J'ignore complètement quelle a été l'impression :
s’il a eu d’abord quelques doutes, il en a parlé à :
d’autres desseins et ne s'étant pas rendu à mes raisons, n’a point eu de peine, lui archevêque, à l’influencer contre moi qui ne suis point un saint et qui en ai malheureusement donné des preuves nombreuses. Mais comme la nature des miracles qui ont eu lieu, suppose précisément que celui, en faveur de qui ils sont faits, n’est point un saint, qu’ils auraient une toute autre signification si je l'étais, la question n’est pas de savoir si j'ai plus ou moins de vertu, mais si les miracles existent ou En somme, Dieu ne fait pas de
étant de ramener dans la vraie voie ceux qui s’égarent ou ceux qui se sont égarés.
Et, en effet, que ressort- il de l’histoire de ma vie
eût-il la. meilleure volonté du monde, si on lui donne des idées fausses en relig'on et que l’éduca-
doit nécessairement se heurter à toutes sortes d'obstacles et trouver, dans ses qualités mêmes,
loppement logique d’un principe faux ; et l’éduca-
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tion dont j'ai souffert plus que d’autres est la con- : sécration de ce principe ; elle ne tient pas compte de la vocation des enfants, et, par conséquent, elle empêche l’action de la grâce. Cela étant, le travail providentiel, qui a pour but de renverser cette éducation, né peut être une chose de peu d’importance ; et Mgr Conroy aurait dû le comprendre et ne ; pas se laisser tromper par des gens qui, à mon sens, sont les plus grands ennemis du Canada, puisqu ils empêchent la volonté de Dieu, hautement manifestée, d’être connue et acceptée du peuple.
Nomination de Mgr Racine Ne recevant pas de réponse de Son Exc. Mgr . Conroy, ne pouvant pas obtenir d'enquête, j . Compris bientôt qu'il fallait en appeler Pape ; mais, avant. d’en arriver lè, comme je sentais que l’incrédulité du délégué apostolique et . celle des évêques canadiens rendraient mon recours à Rome complètement inutile, je continuaï, .… Quoique sans espérance, à travailler pour me faire croire ct du clergé et du peuple. Pendant dix-huit mois, et par tous, les moyens en mon pouvoir, je m'efforçai de montrer et la nécessité d’une réfor- . me et la volonté de Dieu à cet égard, expliquant, . de mon mieux comment j'avais été miraculeusement éclairé. A trois reprises différentes, d’abord sur le /ournal de Québec, ensuite sur le Consfitu- dionnel de Trois- Æivières, enfin sur le Vouveau-Monrde dé Montréal, je demandai publiquement d’être entendu. En plus de cela, je publiai moi-même, à cinq cents exemplaires, et je fit distribuer gratuite-
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con- ment dans Québec, sans pouvoir l'obtenir, la même mpte demande d’une enquête publique. Mieux que ça, , , elle | pour vaincre la mauvaise volonté des gens, pour ravail leur enlever toute excuse, je choisis moi-même pour > édu- juges six prêtres canadiens et six religieux français ortan- que je savaisêtre, pour la plupart, ou systématique- > et ne R ment incrédules ou,tout au moins, peu disposés à me DER) croire, et M. Côté, l'éditeur du /ournal de Québec, isqu'ils . ayant consenti à reproduire cet article, M. le grandmant i vicaire Bolduc, consulté par lui à ce sujet, s’y | opposa. Je l'appris presqu'immédiatement de M. Dion, et, sur-le-champ, j’écrivis à Mgr Tachereau que j'allais m'en plaindre à Son Exc. Mgr Conroy. L. On dira peut-être : mais la chose n’est pas ! c’est 1, ce. Mgr très-bien ! mais comment pouvaient-ils le savoir il 1ête, x! d’une manière certaine puisqu'ils refusaient l’en- Ni ler à quête que je leur demandais. Auraient-ils donc la |A mme je prétention, m'écrivait à ce sujet un prêtre des L lique et environs de Nantes, M. l'abbé Sotin, auraient-ils, | | t mon par hasard, la prétention de juger sans connaître, et D: pntinuäl, de connaître sans avoir examiné, étudié, La vérité | me faire est qu'ils voulaient que M. Racine fût évêque et | dix-huit non pas le Père Arnauld ; en un mot, ils ont pré- | uvoir, JE féré leur volonté propre à la volonté, de Dieu. hi
e réforpliquant, culeused’abord
Voilà pourquoi ils ne voulaient pas d’enquête ! Voilà pourquoi ils tenaient tant à m'empêcher de parler et d'écrire !
) Je ne veux point dire que les évêques soient tous Constitu- également coupables dans cette affaire-là ; la plupart vu-Monde d’entr'eux, étrangers à Québec, et peu au courant nt d'être des choses, ont dû se laisser influencer comme Mgr même» Conroy ; mais enfin, comme j'appuyais mes affirgratuite- mations de quatre cent messes et que j'attribuais à
: — 240 — | “ces quatre cents messes les miracles par lesquels , J'avais obtenu de connaître la volonté de Dieu, c'était, pour eux, un devoir, avant de faire un choix . quélcônque, d'étudier sérieusement la question pour savoir à quoi s’en tenir. En donnant, malgré mes - protestations, leur vote à M. Racine, sans vouloir m'entendre, sans s'occuper des miracles, ils faisaient un acte de révolte, ils trahissaient ; et - Son Exc. Mgr Conroy, hiérarchiquement placé au dessus d’eux, en refusant d'intervenir, manquait . gravement à son devoir, et il devait nécessairement attirer sur sa tête la colère de Dieu et consacrer, . par sa mort, la vérité qu’il avait méconnue et que, lui vivant, il eût été impossible d'établir. ; Ma dernière démarche ayant échoué auprès de - lui, voici la protestation que je lui fis parvenir le| 10 mai 1878, c’est-à-dire le lendemain du jour où il m'avait poliment éconduit. Cette même protes- . tation, presqu'immédiatement imprimée, fut en- . voyée, le 12 mai, aux autres prélats qui étaient alors réunis en concile à Québec. C'est un appel au . Pape. | : Un déni de justice
La simple négation d’un fait, y disais-je, par ceuxlà mêmes qui ont intérêt à le nier, ne peut être, en aucun cas, la preuve que ce fait n'existe pas, et, quand il s’agit d’un fait miraculeux, il faut se donner la peine de regarder pour voir.
On se moquerait d’un homme qui, dans une question de hautes mathématiques par exemple, - c’est-à-dire dans une question pour laquelle il faut des connaissances antérieures et une certaine appli-