‹ La clef du mystère [microforme]Chapitre 43 sur 58 · TS Q · texte numérisé non relu

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‘prends pas, donc cela n’est pas ; mais si cet homme ne voulait pas même se donner la peine de regarder,

naurait-on pas raison de lui dire: vous ne voyez:

pas, dites-vous, mais il faut commencer par ouvrir les yeux. Or sion ‘accepte qu'il faille une certaine

bonne volonté pour saisir les vérités les plus simples.

dans l’ordre naturel ; à plus forte raison, a-t-on le

droit de demander le même effort quand il s’agit d’un fait de l’ordre surnaturel, quand il s’agit d’un.

miracle.

En vérité, et Notre- Seigneur le dit lui-même, il.

en est devant qui vous ressusciterrez les morts et qui refuseraient de croire. D'ailleurs, jusqu'à un certain point, je comprends qu’il en soit ainsi, pourvu toutefois que l’incrédulité n’aille pas trop loin ; et, quand je demande à faire la preuve de ce j'avance ; quand je vous choisis pour juges, je ne vois pas trop quelle raison on peut apporter pour

motiver un refus, et j'ai le droit de vous dire:,

comment ! vous admettez qu’à la parole d’un prêtre, fût-l même en état de péché mortel, le fils de Dieu descend sur l'autel ; vous admettez que le

sacrifice de la messe est le même que le sacrifice

de la croix; vous faites dire, vous autres, deux ou tois messes pour obtenir la cessation d’un fléau ; et, quand moi, après avoir fait dire

quatre cents messes et plus, je prétends avoir.

obtenu des miracles, quand j'offre de le prouver, vous faîtes la sourde oreille ! Est-ce donc que, par hasard, vous auriez peur de la vérité? En tout cas, c’est un très-mauvais exemple que vous donnez aux protestants et un argument bien fort contre vous,

si, un fait providentiel venant à se produiré, vous ne voulez pas même qu’on en fasse la preuve.

Vous niez,.mais vos négations ne s'appuient sur rien, tandis que moi j'affirme et mes affirmations reposent sur des faits. La question est de savoir si ce sont des miracles ;: moi, je dis que ce sont des miracles, et il y a, dans l’Ecriture, des faits du même genre qui sont certainement des miracles et présentés comme tels. Au reste, les choses’ étant ce qu’elles sont, quand je suis là, depuis deux ans, disant et redisant sans cesse que la volonté de Dieu a été manifestée par des miracles, et je suis en mesure de le savoir mieux que les autres ; quand je montre: l’action d’une puissance supérieure qui agit sur le Canada, s’il arrive, dans la maison où je suis, un miracle éclatant, visible pour tous, et

constaté par deux médecins, par deux professeurs de l’Université, je dis que ce miracle a pour but de’

vous ouvrir les yeux, et les circonstances qui l’ont accompagné, ne laissent aucun doute à cet égard,

Je renouvelle donc ma demande parce qu’elle est juste et raisonnable, et, si vous n'en faites pas de cas, je vous dirai à tous : vous n'êtes pas des hommes droits. (Car enfin, de deux choses l’une : ou je suis dans le vrai, ou je suis dans le faux. Si

je suis dans le faux, voilà une excellente occasion

de me confondre ; si, au contraire, je dis. vrai, c’est assumer devant Dieu une terrible responsabilité que de.refuser de m’entendre. Dans un écrit, jene

puis qu’indiquer les choses, mais, devant un tri-’

bunal régulièrement constitué, je vous forcerai à reconnaître la réalité des miracles dont je parlé. Un miracle ! est-ce donc une chose dont on ne

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doive pas tenir compté? Et j'ajoutais ceci: vous

m’empêchez de parler ; vous m empêchez d'écrire ; vous refusez de m’entenüre ; mais c’est un déni de justice et j'en appelle de vous au Pape. Car enfin, si vous violez à mon égard les plus simples éléments du droit, j'ai raison de dire et je dirai au Pape que vous l'avez trompé. Et c’est le cas.

Les songes prophétiques

Humainenent parlant, malgré qué j'écrivisse à' Rome lettres sur lettres. je devais regarder et je regardais la bataille comme perdue ; et je le croyais si bien,que, ne voyant plus d'autre moyen de gagner mon procès, je résolus de partir immédiatement et de porter mai-même mes réclamations aux pieds du Pape. Je vendis tout ce qui me restait, et, pour compléter la somme qu'il me fallait absolument, je fis une chose qui me répugnâit au plus’ haut point ; j'avais prêté, en 1874, à un de mes: meilleurs amis un objet d’une certaine valeur qu’il considérait, sans doute, comme un cadeau ; et bien qu il m'en coûtât beaucoup de faire cette réclama- : tion, je n’hésitai point et j’en demandai ou la resti-! tution ou le paiement. On ne me répondit pas et’ je dus rester ; mais, quand je me vis réduit à l’impuissance et ’ dans limpossibilé de partir, obligé, malgré moi, d'assister au triomphe de mes ' advérsaires, de ceux qui étaient très-certainement les ennemis de leur pays puisqu'ils empéchaient une grâce de premier ordre d'arriver jusqu’au peuple, : logique avec moi-même jusqu’au bout, je sacrifiai mes dernières piastres pour faire dire des messes,

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